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Ce coup de fil, on l’espère tellement. Aussi quand il arrive, on se tétanise sur place.

Le cœur manque brusquement un battement, vos pensées s’arrêtent l’espace d’un instant, pour se demander la seconde suivante si vous n’êtes pas en train de vivre un rêve.

Dans mon cas, j’ai bien envie de m’asseoir mais comme je me trouve dans la rue, je suis mes pieds jusqu’à la maison, tout en écoutant Laura Mare, éditrice de choc et de cœur, m’annoncer qu’elle veut publier mon manuscrit.

Je crois qu’il est difficile d’exprimer ce que l’on ressent au fond de soi-même à cet instant.

On écrit d’abord parce qu’on a envie de raconter une histoire.  Ensuite, on espère que quelqu’un aimera, que le texte tombera dans les mains d’une personne bienveillante, car même s’il n‘est pas parfait, c’est le fruit de votre esprit, le compagnon de tant de jours et de nuits.

Des heures de solitude peuplées d’images.

Mais c’est aussi tous ces mois où les doutes vous assaillent, où l’angoisse vous tient par la main, où vous vous permettez d’espérer en vous le reprochant parfois.

On voudrait ne pas y penser mais c’est plus fort que nous.

Puis, soudain, un rêve d’enfant, d’adolescente, de femme qui se réalise enfin.

Assise sur le bord du chemin, une personne vous tend la main pour vous guider sur la route. Celle vous ayant toujours semblé si… difficile d’accès, irréelle.

Même si je sais que le chemin est encore long, que de longues heures de travail m’attendent, je marche le cœur plus léger.

Alors, vous qui écrivez, gardez toujours l’espoir au fond de votre cœur, l’espoir de vivre un rêve fou…

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