charlie A10-1

Bonjour à tous,

Aujourd’hui je vous propose d’en découvrir un peu plus sur Charlie Bregman, auteur prolifique aussi  talentueux que malicieux.

Bonjour Charlie, si vous deviez vous raconter en quelques mots ?

  • Bonjour Laurence. Si je devais me raconter en quelques mots, je commencerais déjà par mettre ceux de tout un dictionnaire dans un chapeau pour les laisser eux-mêmes me définir. Avec la chance que j’ai, je n’en sortirais pas forcément les plus jolis, mais bon, qu’importe, ça tournerait peut-être autour de « passionné », « optimiste », « idéaliste »…

Il y en a un qui resterait probablement bien caché au fond derrière les autres : « sensibilité ». Mais c’est normal, la sensibilité, ça va avec la pudeur, la réserve et la fragilité. Il vaut mieux ne pas en parler 😉

Vous utilisez un pseudonyme pour vos écrits, est-ce plus facile pour vous ou juste une façon de se protéger en quelque sorte ?

  • Le problème est que mon pseudonyme commence à entrer en conflit avec ma véritable identité. Je deviens de plus en plus Charlie, et de moins en moins Nicolas. En terme d’heures, en terme de relations, mais aussi en terme de personnalité. Quand je me suis trouvé ce pseudo, au départ, c’était pour partager quelques écrits en toute liberté, incognito, sur un blog. C’était en 2006. (J’ai donc l’honneur et la joie de vous annoncer que l’année prochaine, je pourrai enfin vous chanter la chanson de Souchon « J’ai dix ans ». Prenez d’ores et déjà des actions chez les fabricants de parapluies.) Petit à petit, Charlie est devenu une manière de donner vie à ce que je considère comme étant la meilleure partie de moi. J’ai toujours pensé que la société dans laquelle l’on vit cherche trop à mettre en avant les personnalités au détriment de leurs réalisations. Ce que l’on écrit, pour peu que l’on cherche à le faire en se détachant de l’égo et en se rapprochant de sa nature profonde plus universelle, est forcément bien meilleur que ce que l’on est dans la vie de tous les jours. Charlie est donc pour moi le fruit d’un accouchement permanent, parfois enthousiaste, parfois douloureux, mais c’est un accouchement qui donne un sens à ma vie, et qui me la rend donc plus facile.

Quelle place l’écriture a-t-elle prise dans votre vie ? Et depuis quand ?

  • J’ai commencé à écrire des histoires de science-fiction quand j’avais 13 ans. J’étais un gamin, mais ça m’amusait beaucoup. Mais ce n’est que deux ans plus tard, que les mots ont pris une importance toute particulière à mes yeux. J’avais quinze ans, et j’avais un cœur qui se réveillait avec des sentiments. Je crois que les mots nous offrent cette capacité à se connecter avec sincérité et profondeur à notre corps émotionnel, qui est supérieur au corps physique. Les émotions nous gouvernent, jusqu’au cœur de nos cellules. Au moment où j’ai pris conscience de la véritable profondeur de cet univers qui bouillonnait en moi, l’amour des mots ne m’a plus jamais quitté.

À un moment donné, par la force des choses, parce qu’il faut se construire une vie, s’assurer un confort, un statut et un avenir, je me suis un peu éloigné de cet amour-là, mais je devenais malheureux. Ce n’est qu’en 2006, en me reconnectant à l’écriture, que je suis revenu à la vie.

Votre premier roman est né d’un blog, pouvez-vous nous raconter cette aventure littéraire ?

  • L’aventure du blog des « Impatiences amoureuses » a été extraordinaire. Quelques années plus tôt, j’avais déjà écrit deux « romans », mais ni l’un ni l’autre n’étaient satisfaisants. Par contre, la première partie de l’un d’eux contenait un germe qui m’interpellait. En 2006, je découvrais le monde des blogs, je venais d’ouvrir le mien quelques semaines plus tôt, et j’étais tombé sur un illustrateur dont j’appréciais beaucoup l’humour, et qui me faisait penser à Hergé, dont je suis un grand fan. Je ne sais pas ce qui m’a pris mais toujours est-il que je l’ai contacté pour lui faire une proposition : ouvrir un blog ensemble, sur lequel je publierais épisode par épisode mon premier roman, en partenariat avec lui qui en ferait les dessins. Il a dit banco, et je me suis retrouvé au pied du mur : alors que je lui avais fait parvenir mes 50 premières pages en lui expliquant que seule la fin du roman était à revoir, en réalité, c’était tout ce que j’avais et je n’avais pas la moindre idée de là où l’on irait.

Ce sont les lecteurs du blog, qui m’ont boosté, et aussi ce partenariat avec Jepeh. Nous avions pris l’engagement de publier 2 à 3 épisodes par semaine, et nous nous y sommes tenus.

C’était mal écrit, parfois je jouais un peu les prolongations en attendant de pouvoir trouver une issue favorable à mon personnage à qui j’en faisais voir de toutes les couleurs, mais au bout d’un an et demi, le premier jet d’un roman était là sous nos yeux.

Il ne me restait plus qu’à le corriger, encouragé par le fait que notre blog avait eu pas mal de succès (plus de 100.000 visiteurs en 2007, citations à la radio, sélections parmi les meilleurs blogs du moment, etc.)

Vivement l’amour n’est pas autobiographique, mais il y a quand même une grande part de vérité, n’est-ce pas ?

  • Ah ah ! J’aime ce genre de questions ! Vivement l’amour a surtout été écrit en suivant les codes de l’autobiographie. Je trouvais que cette forme littéraire correspondait bien avec l’éveil identitaire de mon personnage. Par manque d’expérience, c’était facile pour moi de tremper ma plume dans quelque chose de plus ou moins vécu. Je me suis donc inspiré de mon propre entourage, de mes amis, de mes flirts (surtout ratés) de l’époque, parfois en brouillant les pistes, et souvent en tombant dans la caricature (parce que Vivement l’amour a surtout été écrit pour donner la pêche et le sourire), mais toujours avec l’intention de rendre hommage à tous ces gens que j’ai pu fréquenter à cette époque, et avec le sentiment que nous ne sommes en réalité, sur le fond, que très peu différents des uns des autres. De manière générale, au lieu de nous juger, dans ce monde actuel un peu en perdition, nous ferions mieux de lâcher prise vis-à-vis de nos pseudo-certitudes, et apprendre à nous aimer un peu plus inconditionnellement.

J’aime dire que dans Vivement l’amour, tout est faux et en même temps rien n’est plus juste. Tout ce que vit le personnage est aux antipodes de ce que j’ai réellement vécu, du point de vue narratif. Par contre, c’est une histoire que j’aurais pu vivre si j’avais été plus mature, plus audacieux, plus inspiré, et moins soumis aux normes et à l’autorité, ce qui est loin d’avoir été le cas.

Vous avez par la suite publié des livres genre « Écris ton livre » ? Est-ce par pur altruisme ?

  • Plus j’avance dans la vie, et plus je ressens le besoin d’aider les autres. C’est quelque chose qui me passait absolument au-dessus de la tête quand j’avais vingt ans. La vie apprend des tas de choses à qui sait l’écouter, et ensuite, c’est naturel de vouloir le communiquer.

Écris ton livre provient d’un constat sordide : des tas de gens rêvent d’écrire, c’est un des rêves les plus partagés de l’humanité, et la plupart ne le feront pas ou n’iront jamais jusqu’au bout, tout simplement parce qu’ils sont victimes d’une vision sélective de la littérature, ou encore parce qu’ils ne s’en croient pas capables. Si j’y arrive moi-même, il n’y a aucune raison pour que d’autres n’y parviennent pas. J’avais de l’énergie à revendre, une expérience à partager, et surtout, j’avais tiré un enseignement de ce qui m’avait empêché de pouvoir y arriver pendant plus de quinze ans. Les gens ont besoin de motivation, pour écrire, et surtout de lâcher prise vis-à-vis de leurs convictions erronées. C’est ce que j’ai essayé de leur transmettre dans ce livre. Attention, je rappelle que ce n’est absolument pas un guide technique.

Par la suite, j’ai publié d’autres guides : un sur l’auto-édition, tiré d’une enquête auprès de 130 auteurs francophones concernés par le sujet ; et deux guides de développement personnel, qui sont malheureusement la cause d’un gros manque de crédibilité vis-à-vis de certains auteurs plus « littéraires », car publier des guides de développement personnel a une connotation un peu américaine, un peu du genre « écrire des livres pour faire du fric ». En France, c’est à la fiction, que l’on attribue ses lettres de noblesse. Surtout quand elle s’éternise dans de belles phrases pour raconter de toutes petites histoires insignifiantes. C’est culturel. C’est ancré. Et c’est peut-être aussi à cause de cette vision des choses (que l’on nous a inculquée sur les bancs d’école) que la majorité des gens, aujourd’hui, détestent la lecture.

Mes livres de développement personnel sont les jalons d’un travail personnel qui me tient à cœur. Que les suspicieux soient ici rassurés : ils ne me rapportent pas un kopeck ! Je n’ai aucune leçon à donner aux autres, mon intention est seulement de partager les conclusions que je tire de mon propre cheminement vers une reprise en main de ma vie (que j’avais un peu perdue de vue en acceptant aveuglément les codes et diktats de la société). À chacun son développement « personnel ». À chacun son rythme, à chacun sa manière, à chacun sa volonté de vouloir s’épanouir dans la vie plutôt que de la subir. C’est très long, de modifier des habitudes de vie et de pensée qui nous empêchent d’accéder au bonheur auquel on aspire. L’expérience des autres peut parfois nous aider à gagner du temps.

Sincèrement, je souhaite à tous ceux qui lisent ces lignes de faire autre chose dans leur vie que de lutter contre les mauvaises croyances sur lesquelles leur personnalité s’est construite. Ces croyances sont à la base de tous leurs comportements, et les manipulent ainsi à leur insu. C’est peut-être de l’altruisme, que de souhaiter voir les autres plus heureux dans leur vie, ou c’est peut-être de l’idéalisme. Je ne sais pas. Je pense surtout que c’est une bonne façon d’être tout simplement humain.

Vous écrivez aussi des nouvelles, pourquoi ce choix ?

  • Le choix des nouvelles est d’abord un choix purement égoïste. Je prends beaucoup de plaisir à écrire des textes courts. Je trouve cela très formateur pour un auteur, et aussi très épanouissant, dans le sens où l’on n’a pas à plancher des mois durant sur un manuscrit, dont on ne sait jamais d’avance si l’on va réussir à le rendre conforme à ses attentes. C’est aussi une façon pour moi de partager d’autres pans, parfois plus sombres, de ma personnalité.

Ensuite, publier au format numérique permet de toucher un nouveau lectorat de gens qui n’avaient pas forcément l’habitude de lire des livres papier. Nous vivons tous des journées bien remplies, durant lesquelles les sollicitations ne manquent pas, et parfois, un peu d’évasion de quelques dizaines de minutes seulement, cela correspond exactement à ce que l’on recherche, dans les transports, par exemple, devant l’écran de son smartphone…

La nouvelle est un genre qui correspond à cette attente.

Lorsque vous écrivez, quelles sont les difficultés à surmonter ?

  • Mes plus grandes difficultés précèdent le moment où je vais commencer à écrire. J’éprouve beaucoup de doutes sur les thèmes que je veux aborder, et surtout sur l’ordre de priorité que je leur attribue.

Je suis quelqu’un qui m’intéresse à beaucoup de domaines différents, et qui a du mal à rester canalisé dans un projet précis s’il n’y a pas une récompense plus ou moins possible au bout du chemin.

Quand on écrit dans l’intention de publier, la présence et la réaction des lecteurs est une ombre omniprésente, sur son travail. Parfois, quand le projet demande un investissement sur plusieurs mois, voire plusieurs années, c’est très démoralisant de pouvoir imaginer que ces lecteurs-là pourraient ne pas être au rendez-vous. Quand ce doute m’envahit, j’essaie de me reconnecter à mes propres convictions, en écrivant les textes que j’aimerais pouvoir lire en tant que lecteur. Mais quand on écrit pour soi, on prend le risque de s’éloigner des autres. Tous mes efforts consistent alors à essayer de faire ressurgir ce qu’il peut y avoir de plus universel en moi.

C’est ma principale difficulté.

En général combien de temps entre la première et dernière ligne de vos écrits ?

  • Pour les nouvelles courtes, 3 ou 4 heures suffisent, car j’ai besoin de les écrire d’une traite. La dernière (Saint-Valentin premier cru) a été un peu plus exigeante avec moi : une journée complète, suivie d’une nuit blanche. Cela ne me dérange pas. Écrire la nuit confère une certaine intimité, avec l’écriture. Une intimité qui ne tolère aucune infidélité, et dans laquelle je me sens profondément en sécurité.

Vivement l’amour a été écrit en un an et demi pour le premier jet, puis corrigé sur les 4 années suivantes. Mais c’est un cas particulier. Tout était à réécrire et ma vie professionnelle était déjà bien remplie. En plus, le brouillon était très long. Plus de 600 pages, contre 420 au final.

L’écriture de mon deuxième roman a été interrompue plusieurs fois à cause de différents problèmes personnels qui étaient incompatibles avec le ton que je voulais donner à ce livre. J’ai fini par revoir le projet de A à Z, et j’ai maintenant quelque chose d’encourageant, auquel je consacre un travail de réécriture depuis le mois de juin. En toute lucidité, dans un cadre un peu bienveillant, je crois que 6 mois d’écriture pour un premier jet cohérent, puis 6 mois supplémentaires pour pouvoir en réaliser la réécriture, les corrections, le pitch, et une couverture à peu près vendeuse et adaptée seraient un objectif parfaitement envisageable.

Mais pour le moment, je manque encore de la capacité de concentration qu’il faut pour le faire.

Un guide personnel me demande deux petites semaines de travail (mais après plusieurs mois d’expérimentation réelle). Mon troisième volet sera bientôt réalisable. Jusqu’à maintenant, c’était prématuré pour moi.

Le guide L’auto-édition pourquoi comment pour qui m’a demandé un peu plus de 3 mois de travail. Les données du formulaire d’enquête que j’avais lancé en ligne étaient beaucoup plus difficiles à analyser que ce que je croyais au départ, et je ne pouvais pas prendre le risque de les traiter à la légère en publiant mon ouvrage pour le Salon du Livre de Paris.

Le choix de l’auto-édition s’est-il imposé d’emblée ?

  • Pas d’emblée, mais très rapidement. Publier mon premier roman chez un éditeur me faisait à la fois rêver… et flipper. Rêver parce que c’est toujours un peu flatteur pour son égo, il faut le reconnaître. Par contre, je ne me sentais pas encore très à l’aise avec cette étiquette d’auteur, à laquelle, consciemment ou pas, les gens ne peuvent pas s’empêcher d’accoler des tas de qualificatifs qui ne correspondent pas avec ma nature simple et enjouée. J’avais trouvé dans l’écriture une opportunité de pousser les portes de la liberté, et j’avais soudain le sentiment de pouvoir être amené à jouer un rôle auquel je n’étais absolument pas préparé.

J’ai quand même envoyé mon manuscrit à une maison d’édition parisienne. Une seule. Par acquis de conscience, et un peu comme on remplit une grille de loto. Je ne me suis jamais posé la question de la qualité de mon texte. Le fait qu’il avait déjà su conquérir un lectorat me paraissait suffisant, à mes yeux, pour lui conférer une certaine légitimité. Il avait certainement des lacunes à combler, des choses à améliorer, et un style qui ne pouvait pas plaire à tout le monde, mais ça, c’est valable pour tous les manuscrits, et peu importe l’auteur. Dès le moment où l’on envoie un texte à un éditeur sérieux, on s’oriente forcément vers un travail d’équipe. Ce n’est pas quelque chose qui pouvait poser problème à mes yeux.

J’étais parfaitement conscient des faibles chances d’être accepté… Et cela m’aurait certainement causé de terribles insomnies s’ils l’avaient fait ! Heureusement, leur courrier type est arrivé dans ma boîte trois mois plus tard, et je me suis alors précipité sur le dessin de ma couverture, qui avait mûri en moi entre temps.

Depuis la première édition papier de Vivement l’amour, trois éditeurs m’ont contacté, ainsi qu’un agent littéraire. Je pourrais avoir là une bonne occasion de me vanter, mais c’est loin d’être le cas, et je l’évoque ici pour que les auteurs un peu novices sachent comment ça se passe : deux maisons manquaient de sérieux, et l’agent en question était un escroc (j’en ai fait les frais) ! Un seul éditeur était fiable à mes yeux, et le temps me l’a confirmé puisque sa maison est toujours en activité, contrairement aux deux autres. Cet éditeur voulait se charger du développement numérique, mais il tardait à mettre en place la collection dans laquelle devait s’inscrire mon livre. Au bout de plusieurs mois d’attente, j’ai alors décidé d’accélérer les choses pour me publier tout seul, via le Kindle Direct Publishing d’Amazon.

L’auto-édition est pour moi un champ de liberté incroyable, mais elle n’est pas de l’anti-édition. Pour l’instant, j’avance à mon rythme, en essayant de rester dans une certaine cohérence éditoriale. Viendra sans doute le jour où je me déciderai à chercher des partenaires, mais je ne me précipite pas. Je préfère laisser au hasard des rencontres la magie des opportunités.

Quelles lectures vous ont le plus marquées et pourquoi ?

  • Les 3 mousquetaires est le livre qui m’a donné un vrai goût de la lecture. J’étais en CM2, j’avais emprunté le premier volume à la bibliothèque de la classe, et je n’étais pas du tout certain de pouvoir lire ce pavé en entier. Deux semaines plus tard, je me ruais sur le second volume. C’était une histoire avec plein de rebondissements, des personnages héroïques, et c’était pile poil ce qui me faisait rêver quand j’étais enfant.

Depuis, de nombreux livres m’ont marqué, et il y en a sans doute encore plus qui m’ont nourri, consciemment ou pas. Parmi eux, il y a forcément Le petit prince, que j’ai lu pour la première fois à l’âge de vingt ans. C’est à mes yeux le livre le plus abouti de tous, parce qu’il dépeint toute la difficulté de l’existence, de manière absolument simple et poétique. Je n’y changerais pas un seul mot. C’est un conte absolument magnifique.

La trilogie des Fourmis, de Bernard Werber, m’a fasciné. C’est un auteur qui a su garder un regard curieux sur tout, et qui possède un réel talent pour raconter les histoires. Les littéraires le dénigrent, pour la pauvreté de son style. Personnellement, même si j’ai également été un grand fan de Cioran, Lautréamont, Sade ou Proust, cela n’enlève rien à l’admiration que je voue pour cet auteur.

Plus récemment, une auteure a réussi à m’arracher des larmes à la lecture de ses livres, une expérience inédite pour moi, qui, en général, suis quelqu’un d’assez sensible au cinéma et à la musique. Tous les auto-édités connaissent cette auteure au succès bien mérité : je parle d’Agnès Martin-Lugand, qui a commencé avec Les Gens heureux lisent et boivent du café.

Avez-vous aujourd’hui des contacts avec vos lecteurs ?

  • Ça dépend de quel genre de contacts vous voulez parler. Mais oui, j’ai des contacts avec eux !

C’est l’avantage d’Internet et de l’auto-édition. Nous sommes éloignés les uns des autres tout en restant à proximité. J’ai la chance d’avoir des lecteurs qui me soutiennent depuis le début. Avec certains, j’ai tissé des liens particuliers et nous correspondons régulièrement. Ils font désormais partie de ceux qui comptent pour moi, et je leur fais ici un petit clin d’œil.

Quels sont vos projets immédiats ?

  • Finir cette interview pour aller chercher ma fille à la sortie du collège !

Non, plus sérieusement : publier une version papier de mon guide auto-édition, qui sera disponible sur Amazon, mettre à jour les couvertures de mes autres éditions papier, et finir mon deuxième roman.

Mais à part ça, tout va bien, je ne suis absolument pas un homme débordé ni éparpillé !

Avez-vous un site internet ou un blog ?

  • J’ai un site, qui me permet de centraliser tout ce qui se rapporte à mon activité d’auteur : mes livres, leurs résumés, les liens vers les plateformes sur lesquelles on peut les trouver, les avis des lecteurs, les fiches des personnages, des extraits, des interviews, des podcasts… J’y ai aussi un blog, sur lequel je publie des billets tous en lien avec l’écriture et l’auto-édition.

Ce site est : http://charlie-bregman.iggybook.com

J’y invite tous les lecteurs qui ont le mérite d’avoir lu cette interview jusqu’ici de venir chercher leur récompense en utilisant le code suivant pour télécharger ma nouvelle Amour impossible gratuitement : q3786337401 (valable jusqu’au 31/10/2015).

J’ai également un blog que je consacre aux auteurs indépendants, sur lequel vous découvrirez des tas d’autres interviews comme celle-ci, mais consacrées à d’autres auteurs qui ont tout autant de choses à dire : http://www.auteursindependants.com

Et enfin, j’ai un site en cours de développement, consacré au développement personnel :

http://charliebregman.wix.com/la-vie-meilleure

Quel serait votre plus beau rêve ?

  • « Que les filles soient nues, et qu’elles se jettent sur moi… » Euh. Chut. Pourquoi est-ce que je pense soudain à cette chanson de Balavoine ?!

Non, mon plus beau rêve, ce serait de pouvoir assister à un saut de conscience collectif qui permette à notre monde de basculer vers quelque chose de plus beau, plus responsable envers notre planète, et plus solidaire envers notre Humanité.

Comme j’ai fait le choix de ne me tenir principalement informé que des découvertes et initiatives positives de notre civilisation, je sais que ce rêve est possible.

 

Merci infiniment à Charlie pour ses réponses pleines d’humour, mais aussi de sincérité.

Voici sa page auteur sur Amazon si l’envie irrépressible de découvrir ses ouvrages vous tenaille, vous ne serez pas déçus :

Charlie Bregman

0 0 vote
Évaluation de l'article