Un taxi pour Khamût Khan de Anto Sass

Un taxi pour Khamût Khan

Voici un taxi qui, pour une fois, ne vous fait pas regretter de l’avoir pris…

Une simple course et nous voilà en train de voyager à travers la planète en passant par des endroits connus ou carrément inconnus, comme Ekaterinbourg en Russie.

Si vous aimez les James Bond, alors vous allez être servis. Humour so british, aventures, jolies filles, sans oublier les belles voitures, un cocktail détonnant pour ce roman, premier tome d’une trilogie, qui se lit d’une traite un peu comme un verre de vodka.

Style impeccable de l’auteur,  suspens en cascade de mots tenant en haleine  jusqu’à la fin, on verrait bien son histoire se dérouler sur grand-écran.

Bref, à nous aussi Iouri manque déjà comme au  héros de ce livre…

Un taxi pour Khamût Khan

Une dette à payer de Annabelle Blangier

une dette à payer annabelle blangier

Le moins que l’on puisse dire, c’est que si vous ouvrez ce roman, vous prenez le risque de ne pas avoir envie de le refermer avant de connaître la fin.

Oscillant entre passé et présent, le rythme soutenue de l’histoire nous entraîne dans les rues de Milford une petite ville américaine à l’apparence tranquille.

Lorsque Chuck est condamné à mort pour le meurtre de sa femme et de sa belle-mère, il n’a d’autre choix que d’appeler à sa rescousse Jordan et Gary, ses deux amis d’enfance. Ces derniers ont signé avec lui un pacte d’amitié éternelle qui les lie les uns aux autres. Chacun avec un destin particulier a suivi sa route, mais pas question pour eux de ne pas tout tenter pour sauver leur ami qu’ils jugent innocent.

La plume de l’auteur, alerte et subtile, retranscrit parfaitement l’atmosphère mystérieuse qui entoure cette histoire.

Un polar qui n’a rien à envier à ses pairs américains, avec une fin pour le moins surprenante et sur les chapeaux de roues…

 

amazon.fr Annabelle Blangier

Récits cruels et sanglants durant la guerre des trois Henri de Jean d’Aillon

Recits-cruels-et-sanglants-durant-la-guerre-des-trois henri« Le capucin exorciste, Le faux-monnayeur bouilli tout vif, Mourir sur les chemins de Compostelle. »

Rien que les titres de ces trois courts récits nous laissent présager de la suite…

Le temps d’une lecture, on suit les traces d’Olivier Hauteville et Nicolas Poulain, héros d’autres romans de Jean d’Aillon, pour parcourir les chemins boueux d’une France ravagée par les guerres de Religion. Une France endoctrinée, inculte et de ce fait, facilement manipulable par le clergé.

C’est une véritable immersion dans une époque trouble, cruelle et sanglante. On y rencontre un « homme de Dieu » qui n’a guère de scrupules à faire accuser de sorcellerie une pauvre jeune fille innocente. On découvre que l’homme, assoiffé d’or, est prêt à utiliser les pires expédients pour s’emparer du métal précieux. Il peut même devenir une bête, un « loup garou », pour satisfaire ses bas instincts et terroriser une population trop crédule.

L’art de Jean d’Aillon consiste, à travers des intrigues bien ficelées, à nous faire découvrir ou redécouvrir un monde pour le moins barbare. Et toujours avec ce même souci du détail. Evidemment, les frissons sont garantis et en refermant le livre, on se dit que, finalement, notre époque a quand même quelques avantages…

La Malédiction de la Galigaï de Jean d’Aillon

malédiction caligai de jean d'aillonSi je devais conseiller l’un des nombreux romans de Jean d’Aillon pour une première lecture, j’opterai certainement pour La Malédiction de la Galigaï.

En effet, l’histoire, captivante, d’une grande fluidité, se lit presque d’un trait.

Cette fois-ci, c’est Gaston de Tilly, l’ami fidèle de l’homme aux rubans noirs, Louis Fronsac – le petit notaire devenu grand au fil d’aventures palpitantes – qui est au centre de l’intrigue.

Le récit démarre en 1617, avec le vol de la recette des tailles de Normandie. Concino Concini, assassiné peu après, en est-il l’instigateur ? Le père de Gaston, Louis de Tilly, lieutenant du prévôt général de Rouen, entre alors en scène. Mais peu de temps après, ce dernier et sa femme, décèdent  dans des circonstances tragiques.

Au moment de son exécution pour sorcellerie, Léonora Galigaï, épouse de Concino Concini, maudit tous ceux qui ont trahi son mari.

Trente ans plus tard, en 1649, Gaston de Tilly apprend enfin la vérité sur la mort de ses parents. Aidé de son ami Louis Fronsac, il tente alors de découvrir si les voleurs de 1617 y sont pour quelque chose. Mais les deux hommes se retrouvent embarqués dans une affaire terrible et complexe, où apparaissent de grands noms comme le Prince de Condé, cousin du roi ou le coadjuteur Paul de Gondi, pour ne citer qu’eux.

Nos héros devront esquiver de nombreux pièges, se tirer des griffes de personnages malveillants et sournois, mais aussi ménager des susceptibilités haut placées.

Avec son talent de conteur, à aucun moment, l’auteur ne nous laisse sur le bord de la route et c’est avec grand intérêt que l’on suit les péripéties des deux personnages emblématiques des ouvrages de Jean d’Aillon, Louis Fronsac et Gaston de Tilly.

Les aventures de Guilhem d’Ussel, Montségur, 1201 de Jean d’Aillon

montségur, 1201 de Jean d'aillonDans ce dernier volet des aventures de Guilhem d’Ussel (à ce jour), nous retrouvons le chevalier troubadour dans une troublante quête du Graal, qui va l’amener à côtoyer des personnages pour le moins surprenants, tel le comte de Dracul, sombre ambassadeur de Transylvanie, ainsi que d’inquiétants moines de Cîteaux à la poursuite d’hérétiques Cathares.

D’autre part, le cœur du pauvre Guilhem va se retrouver tiraillé entre deux femmes. Une ancienne maîtresse, Amicie de Villemur, veuve et châtelaine de Saverdun, qui se réfugie dans les bras du jeune homme, après avoir été violentée et séquestrée. Mais aussi la belle cathare Sanceline, qui a refusé l’amour de Guilhem dans un autre épisode de la vie du chevalier : Paris, 1199.

Guilhem d’Ussel va devoir s’armer de courage pour affronter les nombreux périples qui l’attendent.

Avec son sens du détail et ses anecdotes croustillantes voire terrifiantes, Jean d’Aillon nous embarque, comme à son habitude, dans une grande et passionnante chevauchée à la découverte de l’Histoire de France.

J’en profite pour remercier chaleureusement Jean d’Aillon, qui a eu la gentillesse de m’offrir ce roman et donc, ce beau moment de lecture…

Les aventures de Guilhem d’Ussel PARIS 1199 de Jean d’Aillon

paris 1199 jean aillon guilhem usselVoici la suite des aventures de Guilhem d’Ussel, dont j’avais déjà parlé lors d’un précédent article.

Cette fois-ci, l’histoire se déroule à Paris en 1199.

On découvre un Richard Cœur de Lion, qui est loin des clichés de films de cape et d’épée. Ce dernier est atteint par un carreau d’arbalète, au cours d’un siège, et décède peu après. Sa mère, Aliénor, demande à Robert de Locksley, le célèbre Robin des Bois, de retrouver le chirurgien qui est, selon elle, responsable de la mort du roi.  Mais le jeune homme est aussi accusé d’avoir dérobé un trésor.

S’ensuit alors une cavalcade effrénée pour Robin Hood.

Un seul homme pourra réellement l’aider, Guilhem  d’Ussel, qui n’apparait en fait, que vers le milieu du roman.

Dans le Paris de Philippe Auguste, nos héros vont faire des rencontres insolites avec des tisserands cathares. Mais des templiers cherchent aussi notre brave Robert de Locksley.

Bref, une intrigue palpitante, une description minutieuse des lieux, des expressions empruntées à l’époque, des rencontres surprenantes avec des héros de la littérature, font de ce roman un grand moment de lecture.

Avec Jean d’Aillon, on ne s’ennuie jamais et une fois refermé le livre, un seul constat s’impose : Vivement le prochain !

Le dernier secret de Richelieu de Jean d’Aillon

Aillon-Jean Le-Dernier-Secret-De-RichelieuL’histoire se déroule en 1669. Un mystérieux prisonnier est conduit à la forteresse de Pignerol, où se trouve déjà, condamné à vie, le surintendant Fouquet.

S’attaquer au célèbre masque de fer n’est pas une mince affaire, mais Jean d’Aillon le fait avec brio, comme à son habitude.

Dans ce nouveau volet, des personnages aux noms célèbres vont apparaître, comme le capitaine Charles de Baatz, que l’on connait beaucoup mieux sous le nom de d’Artagnan.

Qui mieux que Louis Fronsac peut dénouer les fils d’une situation pour le moins complexe, où les disparitions mystérieuses se succèdent à un rythme effréné ? Toujours, évidemment, en compagnie de son fidèle ami, Gaston de Tilly.

Mais chercher la vérité à tout prix ne va pas sans risque, et le jeune notaire va, cette fois-ci, mettre la vie des siens en danger.

Une histoire bien ficelée, riche en rebondissements, qui nous tient en haleine, jusqu’au moment crucial où l’on découvre enfin la vérité sur cette fameuse énigme du Masque de Fer.

Le secret de l’enclos du Temple de Jean d’Aillon

secret enclos du temple jean d'aillonEn décembre 1647, Roger de Rabutin, comte de Bussy est dans une mauvaise passe. Mais il a soudain la chance de recevoir en cadeau, de la part de son oncle, le grand prieur Hugues de Rabutin, une maison ayant appartenu à un vieux chevalier de l’ordre, et non des moindres, Jacques de Molay.

Posséder une demeure dans l’enclos du Temple est un privilège rare. Mais plus surprenant encore, le comte de Bussy va faire une découverte à l’intérieur des murs de sa maison en travaux : un message chiffré incompréhensible écrit par le dernier grand maître des Templiers.

Évidemment, c’est Louis Fronsac, réputé pour sa faculté à résoudre des énigmes improbables, qui va être chargé, une fois de plus, de dénouer les fils de cette énigme. Ce qui ne sera pas une mince affaire, étant donné le contexte politique particulièrement difficile, dans lequel se trouve la France à ce moment-là. En effet, le parlement de Paris s’oppose à la reine Anne d’Autriche et Mazarin est critiqué de toutes parts. La guerre civile enflamme un pays étranglé par le pouvoir, et cabales et crimes se multiplient alors.

Bien plus qu’une simple enquête de Louis Fronsac, c’est une porte ouverte sur l’histoire de France, que l’on prend plaisir à ouvrir, pour se plonger dans cette période particulière, truffée d’énigmes en tous genres.

Amateurs de détails, vous ne serez pas déçus, car Jean d’Aillon est un formidable conteur. Il multiplie les anecdotes sur des personnages parfois méconnus, nous entraînant sur différents chemins pour une fin toujours surprenante…

La guerre des amoureuses de Jean d’Aillon

guerre des amoureuses1586 : Le duc de Guise, surnommé le Balafré, contrôle la moitié de la France. Henri III n’est même plus le roi de Paris où la Ligue fait la loi, tandis que le huguenot Henri de Navarre conduit une guerre d’escarmouches dans l’ouest du royaume. Décidée à mettre un terme à cette guerre, Catherine de Médicis part rencontrer Navarre, héritier légitime selon la loi salique, pour le convaincre de se convertir. 
Mais est-ce la véritable raison de ce voyage? Pourquoi a-t-elle choisi Michel de Montaigne, l’ami d’Henri de Navarre, comme messager?
Tiraillé entre sa foi catholique et son amour pour la protestante Cassandre de Mornay, Olivier Hauteville se retrouve au cœur du conflit religieux, face à la terrible duchesse de Montpensier qui fomente un odieux complot.
Intrigues de cour, machinations, enlèvement: Jean d’Aillon brosse avec « La guerre des amoureuses » un portrait audacieux de la France du XVIe siècle, et nous fait découvrir, grâce à ses recherches minutieuses, les ressorts cachés de l’Histoire. 

J’ai retrouvé avec plaisir Cassandre de Mornay et Olivier Hauteville, dans le deuxième volume de cette trilogie romanesque de Jean d’Aillon. Cette histoire d’amour impossible, entre un catholique et une protestante, à une époque où ces deux religions se heurtent violemment, est des plus captivante, car elle emprunte une route semée d’embûches, où derrière presque chaque visage, se cache un personnage célèbre.
Le pauvre Olivier va ainsi se retrouver, bien malgré lui, au cœur des pensées d’autres femmes…ce qui évidemment, ne sera pas sans conséquences.

De même, le roman foisonne de détails invraisemblables pour nous autres, mais pourtant bien réels. Difficile, en effet, d’imaginer la cour de Catherine de Médicis dans ses déplacements, avec une suite… particulièrement impressionnante, car le moins que l’on puisse dire est que cette dame ne voyage pas léger !

Une intrigue toujours aussi bien ficelée, nous révèle des personnages hauts en couleur, tel que Henri de Navarre pour ne citer que lui, dont nous découvrons l’intelligence, mais surtout, la tolérance envers ceux qui ne sont pas de sa religion.

Savamment mené, ce voyage à travers le seizième siècle, où tout est affaire de machinations et autres intrigues, est un régal pour le lecteur, qui pourra apprécier à leur juste valeur, anecdotes et dialogues d’époques, que l’auteur, Jean d’Aillon, glisse allègrement au détour d’une phrase, pour nous captiver sans jamais nous lasser…

La Conjuration des Importants de Jean d’Aillon

conjuration des importants

 

Encore une histoire passionnante pour notre jeune notaire Louis Fronsac, qui nous entraîne à travers les rues sales de Paris au XVIIe siècle, pour résoudre le meurtre d’un commissaire de police, en compagnie de son ami de toujours, Gaston de Tilly.

Conspiration, intrigue, empoisonnement, sont les ingrédients de cette énigme policière exaltante.

L’écriture est aussi enlevée et alerte que dans le précédent volume.

Comme pour beaucoup de romans de Jean d’Aillon :

J’adore !!!