Nous, les autoédités…

2016-03-26 11.34.56

Auteurs en mal de reconnaissance pour certains, trahison, catastrophe de la part du salon du livre de Paris selon Monsieur Augustin Trapenard, les autoédités, dont je fais partie, en entendent des vertes et des pas mûres. Amélie Antoine a d’ailleurs écrit une très belle lettre adressée à ce journaliste aigri. Vous pouvez la découvrir ici si ce n’est déjà fait.

Je ne tenais pas à mettre mon grain de sel, mais mon sang chaud de fille du Sud s’est mué en un gros bouillon cette semaine et j’ai eu envie moi aussi d‘ouvrir les vannes avant que l’amertume ne me consume.

Tous les autoédités ne sont pas ces pauvres êtres voulant à tout prix voir leur prose publiée et peu importe le contenant pourvu qu’on est l’ivresse.

Dans mon cas, mon roman paru sur Amazon avait passé le cap d’une éditrice, mais peu avant sa publication, sa maison d’édition fit faillite. Car la loi de la jungle est impitoyable dans le milieu littéraire et si beaucoup n’aiment pas les autoédités, ceux qui ont pignon sur rue abhorrent les petites maisons d’éditions. Pour qui se prennent-elles ces moins que rien à vouloir une toute petite part du gâteau plein de crème littéraire. Même si quelquefois, la crème ne réussit guère à masquer la génoise ratée en-dessous…

Bref, il ne me restait que quelques options, soit me cacher dans le terrier d’un lapin, mais j’ai eu peur de rester coincée, soit pleurer toutes les larmes de mon corps, mais pas certain que mon assurance prenne en charge le dégât des eaux. Ou bien… publier sur Amazon.

Le choix fut vite fait, enfin presque. Je décidais donc de donner une nouvelle vie à mes personnages hurlant de désespoir dans leurs pages manuscrites. Tout d’abord, une petite nouvelle me permit de tâter le terrain (virtuellement parlant) et ô bonne surprise, fût bien accueillie. Alors je jetais mon roman dans la fosse aux lions et ô, à nouveau good surprise, il rencontra son petit public. Depuis il s’en vend quelques-uns presque tous les jours. Je ne suis pas certaine que petite auteure inconnue dans une grande maison d’édition, j’en aurais fait autant. Des gens que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam, ni même de Brad Pitt (dommage) vont liker ma page auteur. Alors oui, je suis reconnaissante à mes lecteurs. Oui, je suis heureuse du tout petit succès de mon livre.

Des auteurs autoédités j’en ai interviewé sur mon blog, Caroline Plouffe, Patrick Ferrer, Charlie Bregman, Chris Simon, Robert Dorazi, Catherine Lang , Sandra Ganneval, etc… car je voulais leur donner la parole, leur permettre d’exprimer leur ressenti.  Tous sont de belles personnes méritant d’être connues. Leurs écrits m’ont conquise, certains plus que d’autres et je n’hésiterai pas à lire leurs prochaines œuvres. D’ailleurs quelques-uns rencontrent un succès bien mérité et sont happés par des éditeurs célèbres tels Alice Quinn (Comme il est bon de butiner dans le vivier des autoédités !) Ces auteurs-là  donneront donc du travail à l’imprimeur ou le libraire… ce que l’on nous reproche de ne pas faire apparemment.

Il est vrai qu’il y a des livres au français et à l’orthographe déplorables, à la mise en page désolante et ceux-là portent préjudice aux auteurs s’efforçant de proposer le meilleur en termes de présentation d’ebooks. Mais ce n’est pas l’apanage de l’autoédition que diable ! Certains font appel à des correcteurs ou passent eux-mêmes des heures à peaufiner leur texte. Dans beaucoup d’autres domaines aussi, on peut séparer le bon grain de l’ivraie. Lisant énormément de livres traditionnels, il m’est arrivé de tomber sur des perles…mais pas toujours de culture, loin s’en faut.  On commercialise bien des biographies de personnes célèbres d’une vingtaine d’années (hic !) alors de grâce laissez nous vendre nos ebooks à qui veut bien les acheter. Nous ne représentons qu’une toute petite part du marché (pour le moment) laissez-nous là. Il y a assez de place pour tout le monde. De plus, la littérature coûte chère, j’en sais quelque chose, et si le faible prix de nos livres permet à des gens n’ayant pas forcément les moyens de pouvoir s’offrir un peu de lecture, je ne vois pas en quoi cela est catastrophique…

Écrire n’a de réelle utilité que si l’on nous lit, si nos personnages prennent vie dans l’esprit de nos lecteurs, alors si une pétition n’est pas lancée contre nous sur Internet pour nous intimer de cesser d’écrire à tout jamais, c’est peut-être que certains arrivent à s’évader, pour un petit moment, de ce monde de brutes grâce à nos écrits. Deux siècles auparavant, nous aurions pu être conteurs, aujourd’hui nous sommes des autoédités…

L’un de mes romans, non publié sur Amazon, sera bientôt édité par une petite maison d’édition, mais une chose est certaine, je continuerai quoiqu’il se passe à publier mes propres ebooks !

Pour finir, je reprends pour nous la devise des scouts :

Autoédités un jour, Autoédités toujours…

 

 

Le nouveau site d’Ikor Editions

Ikor éditions est une maison d'édition à compte d'éditeur uniquement qui possède son propre comité de lecture. Chaque auteur et artiste bénéficie d'un suivi personnalisé. Notre ligne éditoriale est claire et professionnelle : nous publions tous les ouvrages qui sont un plaisir à lire. Ils sont tous relu et corrigés par des proffessionels.Bonjour à tous,

Je vous présente le nouveau site des Éditions Ikor :

http://www.ikoreditions.com/

En tapant « par auteurs », vous découvrirez mon nom, c’est tout pour le moment car ma fiche est en cours. Bien sûr, rien ne vous empêche de jeter un œil sur mes collègues auteurs 😉

Je ne connais pas encore la date de sortie de mon roman, mais j’ai hâte !

La suite au prochain épisode…

 

 

Je ne suis que la secrétaire, mon premier ebook

je ne suis que la secrétaire

Bonjour à tous,

Après ma « petite » déception concernant l’édition, je me suis enfin décidée à publier ma prose sur Amazon Kindle,  Je ne suis que la secrétaire…  Après tout, pourquoi pas !

Il s’agit donc d’un court récit parlant du métier de secrétaire sur un ton un peu…ironique. Un sujet que je maîtrise sur le bout des doigts, croyez-moi. Si vous voulez connaitre le quotidien de ce  métier et vous régaler de quelques anecdotes toutes absolument vraies, alors c’est l’occasion.

Plus tard, je compte mettre en ligne sur ce même site l’un de mes romans, dont celui qui devait être édité, mais qui a vu les portes de la maison d’édition se refermer brutalement pour cause de faillite (snif !).

La couverture est l’œuvre de mon fils aîné Romain Lopez, graphiste (très patient avec sa maman), que je remercie encore.

Alors si le cœur vous en dit, allez faire un petit tour sur Amazon pour lire mon premier ebook.

J’attends vos commentaires avec impatience…

Voici le lien sur Amazon Kindle :

Je ne suis que la secrétaire

Ecrire…et attendre !

statue-

Celui qui écrit sait très bien qu’il lui faudra s’armer de beaucoup de patience, pour voir ses écrits réunis dans un bel ouvrage, si tant est que cela arrive un jour. Alors, l’attente devient le maître mot de son existence.

Tout d’abord, il lui faut attendre l’inspiration. Puis, quand cette dernière se présente, attendre de pouvoir coucher les mots sur papier, car il arrive parfois qu’il ne puisse pas le faire sur le champ. Il ne peut décemment pas planter là une conversation, sous le prétexte qu’une idée vient de surgir comme une balle dans son cerveau, et qu’il lui faut immédiatement la saisir au vol, sous peine de la voir disparaître au fin fond de son inconscient. Les gens, en principe, n’apprécient guère ce genre de procédés, sauf s’ils sont vraiment très compréhensifs, ce qui est assez rare.

Surtout que l’écrivaillon est souvent considéré comme un rêveur un peu fou, qui perd son temps ! Et puis il faut aussi avoir de quoi noter, ce qui n’est pas toujours le cas. Le petit carnet à portée de main, c’est bien si on a des poches, mais si on est en robe -à moins de le porter attaché au bout d’une ficelle en guise de collier, ce qui avouons-le, n’est pas très élégant- il n’est guère aisé de le garder sur soi. De même, si de nos jours, on peut tout noter sur une tablette tactile, il convient, de temps en temps, de s’en séparer. Pas facile, certes, mais nécessaire parfois.

Ainsi,  les idées ont la fâcheuse tendance à pointer le bout de leur nez dans les moments les plus inopportuns.

Un dîner d’un ennui mortel, où la serviette en papier devient notre alliée, encore faut-il trouver un stylo dans les parages. Evidemment, il conviendra de ne pas s’essuyer la bouche avec cette fameuse serviette, sous peine de se retrouver la risée de la soirée. La nappe et l’essuie-main en tissu sont évidemment à proscrire, la maîtresse de maison risquant de fort mal le prendre. Sauf, bien entendu, si vous êtes un romancier célèbre et que ces petites notes risquent de valoir un jour leur pesant d’or.

– Une réunion de famille où l’on a qu’une envie, prendre ses jambes à son cou ou, à défaut, se mordre très fortement les lèvres pour s’empêcher de proférer des vérités bien méritées. C’est dans ces moments-là, que l’on trouve votre rouge à lèvres sublime, sauf qu’en fait vous n’en portez pas… Notons quand même que ces circonstances restent une bonne source d’inspiration pour la personne atteint de la maladie du stylo. Combien de personnages odieux naissent d’une plume fébrile, heureuse de se venger sur papier, sans que cela ne porte à conséquence, dans la mesure du possible, évidemment.

Au bureau, car malheureusement, celui qui n’a pas écrit de best-sellers ne peut guère prétendre vivre de sa plume, et il lui faut travailler comme tout un chacun, pour pouvoir subvenir à ses besoins aussi minimes soient-ils. Sans compter ceux qui n’ont pas encore eu la chance d’avoir trouvé un éditeur, ou ceux qui, comme moi, ont connu cet instant de grâce, mais qui se sont retrouvés le bec dans l’eau pour cause de faillite. Et, à moins d’être un canard et d’aimer les douches glacées, c’est une expérience qui plonge, croyez-moi, dans une profonde mare de désespoir. Le bureau, disions-nous, est donc un endroit propice à l’inspiration. Car on y côtoie toutes sortes de gens, à qui l’on vole certains traits de caractères pour en parer les héros de nos histoires. Petits larcins sans conséquences, vu que ces personnes ne sauront jamais combien elles nous furent utiles, l’espace d’un écrit. Enfin, en principe. Mais là encore, il nous faut attendre le moment propice pour griffonner toutes ces belles idées sur un quelconque support. Difficile, en effet, de demander à ces braves gens de bien vouloir se taire un instant, le temps que l’on note leurs petits ou gros travers.

Bien entendu, bien des situations se prêtent à l’inspiration, et il serait difficile voire ennuyeux de toutes les énumérer, car c’est la vie elle-même qui en est la source. Attendre, toujours attendre.

Mais ces attentes là sont douces. Car celle que redoute le plus l’écrivaillon, c’est  « The big attente » … ou la réponse de l’éditeur.

Ce simple mot prend toute son ampleur le jour où il part à la poste d’un pas vaillant et décidé, un gros paquet de manuscrits sous le bras.

D’abord, il lui faudra attendre dans la queue, parce que c’est comme çà, et que non, le postulant auteur n’est pas le seul à vouloir poster du courrier super méga urgent, tout convaincu qu’il soit, de tenir entre ses mains moites « le » roman de l’année, et que chaque seconde compte sur la route de la gloire. Ou que, plus modestement, il se dit « Qui ne tente rien n’a rien ! »  ce qui semble beaucoup plus réaliste. Même si, au final, c’est souvent le rien de rien qui l’emporte. En attendant, il lui faut tout de même rester positif…

Ensuite, quand le jeune aspirant a affronté le sourire un brin moqueur de la postière ou qu’il a, dans un autre contexte, arrêté de se ronger les ongles jusqu’au sang en décidant d’appuyer sur « envoi » dans la boite mail de son ordinateur, lâchant péniblement son manuscrit dans l’univers impitoyable d’internet- pour l’éditeur qui ne jure que par le pdf- c’est à ce moment-là que commence l’attente suprême. Celle qui se nourrit des angoisses, des peurs, des incertitudes du pauvre écrivaillon, et qui grossit de jour en jour, jusqu’à devenir presque insupportable. Celle qu’il tente vaillamment de combler en continuant de manier le stylo tel une arme, mais qui se rappelle à lui, à peine son esprit s’est-il déconnecté de ses écrits, ce qui est relativement rare.

Il attend.

La venue du facteur, à qui il jette un regard torve si celui-ci n’a rien pour lui. Pauvre homme qui n’y est absolument pour rien, et qui ne se doute pas qu’il est susceptible de tenir dans ses mains l’enveloppe du Saint Graal ou celle de la condamnation cruelle.

Il attend.

En scrutant de façon compulsive les mails qui lui parviennent au petit matin ou bien tard le soir.

Il attend.

Angoissé de connaître l’interlocuteur au bout du fil lorsque le téléphone affiche un numéro inconnu ou privé, et rageant lorsqu’il s’agit d’un sondage ou d’un vendeur. Ce n’est guère le moment de lui demander d’acheter quoique ce soit ou son avis sur le prix du camembert.

Il attend…

Et si un jour, il a la chance de recevoir ce coup de fil magique qui le laissera comme sur un petit nuage, il continuera quand même d’attendre. Attendre les corrections, les différents processus de finalisation du roman. Puis la sortie de ce dernier, et enfin, cet instant magique où il pourra enfin tenir entre ses mains tremblantes, cet ouvrage aux effluves envoûtantes laissées par les pages de son « bébé » sur papier.

Pour finir il ne lui restera plus qu’à attendre de connaître la réaction des lecteurs face à son texte. Non des moindres, cette attente-ci, mais certainement bien plus grisante !

La vie est ainsi faite. On attend toujours quelque chose, et c’est peut-être ça qui nous maintient sur le fil, parce qu’il y a toujours un moment où l’attente s’arrête, mais jamais bien longtemps, car la route que nous empruntons chaque nuit dans nos rêves est sans fin…

L.L.

La fin de l’aventure éditoriale

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Il y a presque un an, j’apprenais avec bonheur que Laura Mare acceptait de publier mon roman. Tout au long de cette année, je naviguais donc sur un petit nuage.

Quel bonheur de faire les dernières corrections, puis de voir la maquette enfin prête ! Quelle joie de choisir la couverture du livre, imaginant déjà l’ouvrage entre mes mains fébriles !

Mais alors que je touchais du doigt mon beau rêve, celui-ci s’est évaporé en quelques secondes, à l’annonce de la triste nouvelle.

Laura Mare Éditions ferme ses portes.

Cela me peine pour Laura qui a mis, pendant trois ans, tout son cœur dans sa petite maison d’édition, essuyant bien des orages et s’en relevant alors. Mais malheureusement, il ne suffit pas toujours d’y croire…

Pour ma part, je la remercie de m’avoir un jour accordé sa confiance, alors que les doutes s’emparaient de mon esprit bien plus souvent qu’à leur tour, et même si je repars le cœur lourd à la recherche d’un nouvel éditeur, je reste riche d’une expérience unique, qui m’a permis d’avancer sur le chemin de l’écriture.

Peut-être qu’un jour, enfin, mon rêve deviendra réalité…

L.L.

La signature du contrat d’édition

plume

Et voilà, le contrat est signé avec Laura Mare Éditions…

Encore un beau moment d’émotion que de le voir posé sur son bureau.

Lorsque je lisais les romans des auteurs de cette maison d’édition dont j’appréciais les écrits, j’avais bien du mal à imaginer faire un jour partie de cette belle famille littéraire.

Autant dire que cela me remplit de joie et de fierté.

Le fait que l’ambiance dans cette maison d’édition est telle, on peut le constater sur Facebook, que cela donne envie d’être du voyage.

Laura Mare a un contact privilégié avec ses auteurs, prouvant ainsi que l’on peut être une éditrice au grand cœur, tout en menant un combat acharné pour sa maison d’édition.

La publication du roman ne se fera qu’en 2012, car les parutions sont bouclées pour 2011 mais je sens que l’année à venir va être riche en émotions.

J’ai hâte de commencer les corrections, de m’atteler à la tâche. Pour tenir un jour entre mes mains, un livre à la couverture et au papier de belle qualité, ce qui est l’apanage de la collection Laura Mare Éditions. Des livres que l’on prend plaisir à lire, puis à intégrer dans sa bibliothèque.

Voilà, c’est pour moi, le début d’une autre aventure.

Le rêve continue, je suis toujours sur mon petit nuage et je dois dire que je le trouve très confortable.

Alors, merci encore à Laura, merci pour ce petit bout de paradis…

Le coup de fil de l’éditrice…

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Ce coup de fil, on l’espère tellement que lorsqu’il arrive on se tétanise sur place.

Le cœur manque brusquement un battement, vos pensées s’arrêtent l’espace d’un instant, pour se demander la seconde suivante si vous n’êtes pas en train de vivre un rêve.

Dans mon cas, j’ai bien envie de m’asseoir mais comme je me trouve dans la rue, je suis mes pieds jusqu’à la maison, tout en écoutant Laura Mare, éditrice de choc et de cœur, m’annoncer qu’elle veut bien publier mon manuscrit.

Je crois qu’il est difficile d’exprimer ce que l’on ressent au fond de soi-même à cet instant.

On écrit d’abord parce qu’on a envie de raconter une histoire, et puis ensuite on espère que quelqu’un aimera, que le texte tombera dans les mains d’une personne bienveillante, car même s’il n‘est pas parfait, c’est le fruit de votre esprit, le compagnon de tant de jours et de nuits.

Des heures de solitudes peuplées d’images.

Mais c’est aussi tous ces mois, où les doutes vous assaillent, où l’angoisse vous tient par la main, où vous vous permettez d’espérer en vous le reprochant parfois.

On voudrait ne pas y penser mais c’est plus fort que nous.

Et puis soudain, un rêve d’enfant, d’adolescente, de femme qui se réalise.

Assise sur le bord du chemin, quelqu’un vous tend la main pour vous guider sur la route.

Cette route qui vous a toujours semblé… si difficile d’accès, si irréel.

Même si je sais que le chemin est encore long, que de longues heures de travail m’attendent, je marche le cœur plus léger.

Alors, vous qui écrivez, gardez toujours l’espoir au fond de votre cœur, l‘espoir de vivre un rêve fou…

Pourquoi écrire…

pourquoi ecrire

Pourquoi écrire ?

Question récurrente que l’on vient de me poser à nouveau, à laquelle je réponds : « Pourquoi jouer au foot, regarder la télé ou faire les magasins ? »

Écrire c’est un besoin, une envie de s’évader, une envie de créer. Écrire ne s’explique pas vraiment, on écrit… point. Sur un bout de feuille, une page arrachée, ou devant un écran d’ordinateur. Peut-être pour rien, peut-être à jamais pour soi. Mais on écrit !

Malgré les sourires en coin, les petites moqueries qui se veulent sans conséquences, mais qui nous transpercent le cœur !

Écrire ce n’est pas se perdre dans un couloir sans fin, même si quelquefois il y fait bien sombre. C’est dans ces moments-là justement, que l’écriture nous aide, nous porte, jusqu’à nous raccrocher à la vie.

La vie, qui nous nourrit, nous abreuve de milliers de petites anecdotes, l’essence même de nos personnages. Ces êtres de papier, qui ne demandent qu’à s’évader de notre esprit. Construire un autre monde pour essayer de comprendre le nôtre.

Écrire c’est donner un peu et tant de soi. Offrir un petit bout de notre âme sans fausse pudeur, sans mots pompeux.

Quelquefois, lorsque ces mots sont trop lourds à porter, lorsque l’avenir nous semble sans espoir, lorsqu’une multitude de questions s’emparent de notre esprit, s’y accrochant comme l’algue sur le rocher, alors on se demande s’il est vain de continuer. Si le chemin ne mène qu’à une impasse, nous enfermant dans une solitude qui nous pèse. Celle que l’on ressent au milieu de ces êtres, qui ne nous comprennent pas ou qui ne veulent pas nous comprendre…

Heureusement, un jour ou l’autre, il y a toujours une personne pour nous tendre la main, nous offrant son âme sans conditions. Il faut s’y accrocher comme l’enfant tient la main de sa mère pour traverser cette grande route de la vie.

Et les mots reviennent, emportés par une vague qui s’échoue sur le rivage. Il ne reste plus qu’à les ramasser et les mettre bout à bout, tels des coquillages, que l’on garde pour faire un collier.

Un collier de mots dont on n’ose se parer, mais qui reste au fond du tiroir, attendant le jour où quelqu’un voudra bien le porter.

Et même si ce jour n’arrive jamais, il y aura toujours… le plaisir d’écrire.

L.L.