L’énigme du clos Mazarin et L’enlèvement de Louis XIV par Jean d’Aillon.

enigme clos mazarinenlèvement Louis XVIPour ces deux romans, nous suivons Louis Fronsac, un enquêteur d’un autre temps, qui se rend en Provence, à Aix, pour y résoudre, à quelques années d’intervalles, deux troublants mystères.
J’ai bien aimé ce petit parfum du Sud même si, à cette époque, l’air sentait plus le crottin qu’autre chose.
En tout cas, il serait amusant de se rendre à Aix, muni de l’un des romans de Jean d’Aillon pour faire une visite guidée, tellement les détails sur l’architecture de cette ville sont riches et explicites.

« L’énigme du clos Mazarin » dont le rythme est particulièrement soutenu, ne nous laisse aucun répit. Cela se passe en 1646, des magistrats et truands de la plus belle espèce visent à renverser le premier ministre Mazarin. Louis Fronsac, devenu marquis de Vivonne, se voit confier l’affaire, et accompagné du dévoué Gaston de Tilly, procureur du roi à présent, ils tentent ensemble de résoudre l’affaire. Ce qui ne sera pas chose aisée, et l’on tremble à chaque instant pour l’intrépide Fronsac, qui échappera plus d’une fois à la mort, dans une ville d’Aix fort peu avenante à cette époque.

« L’enlèvement de Louis XIV  » se compose de deux nouvelles qui se laissent lire volontiers. L’une se passe en 1659, mettant en scène cette fois, différents habitants de la ville d’Aix dont Gaufredi, ancien fidèle de Louis Fronsac, dans une histoire de disparitions fort mystérieuses. La seconde nouvelle se passe un an plus tard et cette fois-ci nous retrouvons ce cher Fronsac qui va mettre tout en œuvre pour retrouver le jeune roi Louis XVI, disparu à Aix, de manière totalement inexplicable et cela dans un contexte politique difficile.

Jean d’Aillon comme à son habitude, réussit à nous faire aimer l’Histoire, à travers ses histoires et cela, pour notre plus grand plaisir !

Ouf ! Les fêtes sont passées !

cadeau

Les fêtes sont passées. Ouf ! Nous allons enfin pouvoir respirer…

Car la préparation de ces réjouissances nous laisse souvent sur les rotules.

Lorsque mon petit dernier me porte début décembre sa liste pour le Père Noël, je me dis que cette année, c’est chouette,  il n’a pas commandé un catalogue entier mais seulement quelques jouets et autres. Mais lorsque je prends ma calculette, pour constater à combien vont nous revenir tous ces beaux joujoux, je manque m’étrangler… le budget n’est pas dépassé, il est tout simplement explosé !

Vu que mes deux fils aînés ont aussi droit à leur Noël, je révise la liste avec mon petit garçon, pour ne garder que les jouets et jeux « réellement  indispensables ». Heureusement que notre famille est grande, ça aide.

Ensuite, vient le moment tant redouté des parents, celui où l’on décide de se rendre dans son magasin de jouets préféré ! Déjà, il faut arriver tôt le matin, sans quoi plus de place dans le parking ! Et mieux vaut se saisir rapidement d’un caddie.

Enfin, en respirant un grand coup, on pénètre dans l’antre du jouet, le royaume multicolore du gadget en tout genre, le paradis sur terre pour les enfants, qui se transforme alors en domaine de chasse pour les parents. Armée de l’indispensable liste, d’un stylo qui marche -c’est mieux- je m’avance dans l’allée centrale, suivie de près par mon mari, l’œil déjà aux aguets.

En cinq minutes tout au plus, nous passons de quelques parents à…beaucoup de parents ! Visiblement, ils se sont tous levés tôt. En soupirant, je tente de repérer les rayons qui nous intéressent. Lorsque nous trouvons l’objet convoité, nous le jetons fébrilement dans le caddie en cochant furieusement notre liste.

Soudain, l’horreur absolue, la hantise des parents… le fameux jouet que l’on ne trouve pas dans le rayon correspondant. Sueurs froides et gorges sèches, nous partons à la recherche d’un vendeur. C’est amusant un vendeur, quand vous n’en avez pas besoin il y en a dix autour de vous, mais lorsque vous en cherchez un, pouf, ils ont tous disparu. Ou bien ils sont occupés, c’est selon ! Dans ce dernier cas, on attend stoïquement, sauf que parfois, le vendeur est happé par l’enquiquineuse de service, qui pense que le personnel du magasin est à son service exclusif ! Enfin, quand vous réussissez à intercepter le pauvre gars qui sue sang et eau, que vous lui demandez le jouet dont votre enfant ne saurait se passer, il vous annonce froidement, sans même prendre des gants, que l’objet est en rupture de stock…

Quel parent n’a pas senti son cœur s’arrêter un instant de battre à cette soudaine annonce ! On se voit alors courant les magasins de la ville entière à la recherche de l’arche perdue…euh ! pardon du jouet introuvable ! Heureusement, cette année nous avons tout trouvé ou presque, dans le même magasin.

Mais n’oublions pas la case caisse ! Il faut bien en passer par-là. Généralement, au moment de garer son caddie au bout de l’interminable queue, il nous prend souvent l’envie furtive de tout reposer, de faire un malaise, de crier au loup. Bref, de se sauver en courant ! Encore plus depuis l’ère du téléphone portable car, en général, ceux qui s’ennuient, ont le vilain réflexe d’appeler une de leurs connaissances pour lui raconter leur vie en détail. Et si possible en parlant fort. Ah ! mes pauvres oreilles s’en souviennent encore !

Après ces pérégrinations mouvementées, il est temps de préparer le réveillon de Noël. Entre divers menus, il faut choisir le meilleur, celui qui plaira à tout le monde. Bien souvent, on se retrouve à concocter divers petits plats, car il faut bien contenter toute la famille. C’est frustrant une personne qui ne mange rien un soir de fête. Alors, on se retrouve chef d’un jour et on comprend un peu, combien ce métier peut être difficile. Mais au-delà de ces basses considérations, quel plaisir pour celui qui cuisine de recevoir des compliments de ses hôtes…

Ce sont ces petits moments là, qui nous font oublier la jungle du grand magasin, où nous avons dû nous rendre armés, non pas d’une machette mais d’un caddie. Ah ! le caddie ! Ce dernier peut être une arme très dangereuse, quand il est placé entre de mauvaises mains. Certains se sentent tout-puissants au volant de ce machin à roulettes et vous écrasent les pieds ou vous bousculent, en vous jetant de vagues pardons dont la sincérité laisse à désirer. Il faut beaucoup de courage pour faire ses courses pendant les fêtes. Affronter ces fauves en liberté qui sont prêts à vous mordre pour un bout de viande ! L’esprit de Noël n’est pas dans l’esprit de tous c’est certain !

Enfin, quand l’effervescence de Noël est passé, quand vous soupirez d’aise en vous disant que c’est enfin terminé, votre fils aîné arrive et vous demande avec un large sourire :

– Qu’est-ce qu’on mange pour le réveillon du nouvel an ?

L.L.

 

Rencontre avec Jean d’Aillon

J’ai été ravie d’apprendre que l’un de mes écrivains préférés, Jean d’Aillon, allait être présent au salon du livre 2009 de Roquebrune Cap martin, une petite ville de ma région.

Ces moments de rencontre avec les auteurs sont des privilèges, l’occasion d’échanger quelques paroles avec un écrivain que l’on apprécie ou parfois, d’en découvrir d’autres.

De plus, la dédicace sur la première page d’un livre rend celui-ci unique et donc encore plus précieux. On est généralement fier de montrer ses quelques lignes, à d’autres amateurs de livres.

C’est pourquoi, il était hors de question pour moi de ne pas aller à ce salon, à la rencontre de Jean d’Aillon. Ce dernier est un écrivain de talent, qui vous donne envie de connaître l’histoire de France, ce qui n’est pas toujours le cas pour certains auteurs qui vous laissent très vite sur le bord de la route.

Dans les romans de Monsieur d’Aillon, en prenant l’exemple de Louis Fronsac, l’un de ses héros, on s’aperçoit vite qu’il est facile de suivre ce personnage lors de toutes ses aventures, à travers différentes époques, dans divers lieux. Les anecdotes historiques vous sont distillées peu à peu sans même que vous vous en rendiez compte. Le rythme de chaque roman est soutenu, le récit nous tient en haleine jusqu’à la fin, et l’on vibre à chaque instant avec le héros.

Si au programme des collégiens ou lycéens, on retrouvait Jean d’Aillon, je suis certaine que les jeunes s’intéresseraient un peu plus à l’histoire.

Monsieur d’Aillon est de plus, quelqu’un de charmant, qui a su rester humble malgré le succès, et qui n’hésite pas à vous prodiguer de nombreux conseils. L’attention délicate qu’il a eu à mon égard et ses dédicaces m’ont fait un immense plaisir. Pour tout cela je le remercie encore.

Aussi, je ne saurais trop vous recommander cet écrivain qui mérite amplement son succès.

Sur ce, je m’en vais me plonger dans les aventures palpitantes de Louis Fronsac, ce héros d’un autre siècle…

Mon chien couleur d’automne

daisy

Un jour d’automne particulièrement doux pour la saison, mon petit chien gambade poils aux vents dans la forêt, sans trop s’éloigner, des fois que nous ayons l’idée saugrenue de lui faire un remake du petit poucet.

Nous parlons de choses et d’autres, offrant nos visages à ces rayons de soleil plutôt chaud pour la saison, profitant de cette cure de vitamines, bien utile avant l’hiver.

Soudain, je me fige, les sourcils froncés. Mon chien n’est plus en vue nulle part. Je fouille du regard les alentours en tournant sur moi-même tout en essayant de rester discrète, pour ne pas alerter trop vite les enfants, surtout le petit qui risque vite de paniquer à l’idée de la perte de son animal favori.Mais rapidement, je me rends à l’évidence, la bête n’est plus dans le coin. J’avale ma salive et appelle le toutou d’une voix suffisamment forte pour qu’il entende sans toutefois ameuter tout le monde.

Bien sûr, au son de ma voix, mes enfants et mon mari s’arrêtent net de marcher et se tournent vers moi, l’air étonné. Je fais un geste d’impuissance signalant que je ne sais pas où se trouve le chien et je clame le nom de ce dernier à nouveau. Le petit crie à son tour, sur un ton qui ne laisse pas de doutes sur le sentiment de panique qui vient en un instant de l’envahir. Je le rassure en lui disant que son toutou ne doit pas être loin et que l’on va vite le retrouver.

Ce qui est surprenant avec les enfants, c’est qu’ils sont capables de vous imaginer pas mal de situations critiques en un temps record comme : pourvu qu’il ne soit pas tombé dans un trou sans fond, ou bien dans la rivière, ce qui me semble difficile vu le mince filet d’eau qui coule non loin de là, sans mériter de toute évidence ne serait-ce que le titre de ruisseau. Mais la palme revient à l’idée que le chien puisse être dévoré par un ours.

Alors que je tente de rassurer mon fils, en lui expliquant que je ne crois pas qu’il y ait un tel animal dans l’arrière-pays niçois, nous entendons soudain un petit jappement. Chacun de nous regarde autour de lui pour savoir d’où provient le son car de chien nous n’en voyons point. Un autre aboiement nous fait nous tourner en chœur vers un arbre plus que centenaire, mais là encore point de toutou à l’horizon. Je m’approche lentement de l’arbre, refusant l’hypothèse d’un chien grimpant aux branches.

Soudain, je le vois. Ce petit coquin est là, planté au milieu d’un immense tas de feuilles mortes. La couleur ambre de son pelage est à tel point identique à celui du feuillage dont l’arbre s’est débarrassé comme d’un manteau encombrant, qu’il était pratiquement invisible de là où nous étions. Sans doute se demandait-il pourquoi nous le cherchions, vu qu’il était à côté de nous tout ce temps. Il ne comprend peut-être pas pourquoi mon fils se jette sur lui pour l’embrasser, ce dernier étant trop heureux qu’aucun de ses scénarios ne se soient réalisés.

Et moi, je regarde mon chien en souriant, mon chien couleur d’automne…

L.L.

Mes écrivains préférés…

max gallomaison des lumières

 

 

 

 

 

 

Voici quelques-uns de mes écrivains préférés, je les mets dans l’ordre qui me vient à l’esprit tout simplement : Didier van Cauwelaert, un auteur que j’adore pour son style et le choix de ses sujets. J’ai hâte de lire le dernier en date : La maison des lumières. L’univers paranormal me fascine, c’est pourquoi ce roman m’intéresse tout particulièrement.

Paul Auster : La nuit de l’oracle  (sorti il y a quelques années ) est un des livres dont l’atmosphère presque bizarre m’avait séduite. Ce n’est pas évident à lire, car il faut sans cesse revenir en arrière mais c’est quand même une lecture intéressante.

J’aime aussi beaucoup les livres à tendance historique avec des écrivains comme Max Gallo, Juliette Benzoni. En général, leurs romans sont toujours agréables à lire.

A une époque j’adorais les romans policiers. Mary Higgins-Clark, Patricia Highsmith, par exemple. J’en lis encore de temps en temps, mais il était hors de question pour moi de m’enfermer dans un seul style d’œuvres littéraires. J’aime trop lire pour cela, il me faut de la diversité. J’aime changer d’univers à chaque lecture, pouvoir passer d’une époque à une autre, d’une réalité à une autre.

Bien sûr, il y des auteurs dont j’achèterai les romans les yeux fermés, toutefois il m’est agréable de découvrir des noms inconnus, dont le texte ou parfois la couverture de l’ouvrage me parle.

Je m’intéresse aussi à des auteurs qui ne sont plus mais dont les romans restent des petits bijoux. (Germaine Beaumont, Des maisons, des mystères par exemple. )

Bon, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, mais si vous voulez me parler d’un auteur, n’hésitez pas.

A tous, Bonne lecture !!!

P.S.: Depuis la rédaction de cet article, je suis devenue une grande fan des romans policiers historiques de Jean d’Aillon, rencontré sur un salon du livre à Nice ( voir aussi article Rencontre avec Jean d’Aillon sur ce même blog. )

L.L.

Remerciement aux auteurs de romans Fantasy

tara duncanharry potter tome 1

J’aimerais remercier ces auteurs de romans Fantasy qui font lire nos enfants !

C’est dommage d’ailleurs que certains ne soient pas lus à l’école.

Prenez Tara Duncan par Sophie Audouin-Mamikonian, vu l’engouement de tous ces jeunes pour l’univers de la petite sorcière, pourquoi ne pas leur proposer en classe le premier tome de cette série. Je suis certaine que leurs fiches de lectures seraient beaucoup plus enthousiastes et fournies. Ou bien le célèbre Harry Potter de J-K. Rowling !

Attention, je ne dis pas de bannir totalement du programme les auteurs classiques, loin de moi cette idée, mais plutôt d’introduire un nouveau genre de littérature plus à même d’intéresser les enfants.

Je vois bien lorsque mes fils peinent avec un roman imposé, alors qu’ils adorent lire en général. Je me demande bien comment font les autres enfants qui détestent la lecture. Alors que, si on leur proposait un livre qui les touche un tant soit peu, un livre leur permettant d’explorer d’autres univers, je suis sûre que quelques-uns au moins, ouvriraient le tome II.

Bien des enfants passent à côté de la lecture par peur des mots. Donnons-leur la possibilité de vaincre cette angoisse en leur proposant des livres attrayants.

Et plus tard, ils pourront choisir eux-mêmes des classique,s car ils auront envie de les lire et surtout, la capacité de pouvoir le faire…