Laurence Lopez Hodiesne

Un livre, une toile…

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La lettre froissée d’Alice Quinn

 

 

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Que font les auteurs quand ils n’écrivent pas, en général, ils lisent…

Lorsque j’ai découvert le nouveau roman d’Alice Quinn « La lettre froissée », j’ai tout de suite été attirée par la couverture. Le XIXe étant mon siècle de prédilection, je ne pouvais donc passer à côté de cette lecture. Ayant déjà lu des ouvrages de cette auteure, l’ayant même interviewée sur ce blog, voir ici, j’étais curieuse de la découvrir dans un tout autre registre. Du policier toujours, mais du policier historique.

Tout de suite, ce que je peux vous dire c’est qu’Alice Quinn s’est énormément documentée pour écrire cet ouvrage. D’ailleurs, sur son blog, elle nous fait partager toute la préparation du livre, ce qui l’a motivé, ce qui l’a inspiré. L’amour de l’auteure pour sa ville de Cannes, imprègne le récit. On connait la station balnéaire pour sa réputation prestigieuse mais c’est un tout autre aspect que vous découvrirez ici. Cela vous donnera peut-être même envie d’y séjourner en vacances, pour partir à la recherche, armé du guide de l’auteure, des endroits et demeures cités, des rues de cette ville qu’arpenta Guy de Maupassant.

Parlons-en de ce grand monsieur de la littérature, n’était-ce pas un pari risqué de lui donner un rôle important dans l’histoire ? Certes oui, mais Alice Quinn relève ce défi haut la main. On s’attache très vite à ce personnage célèbre et c’est une joie de le voir évoluer dans la sphère Cannoise de la fin XIX. Bien qu’en réalité, ce ne soit pas lui le héros du livre. À priori, ce serait la gouvernante anglaise Gabriella Fletcher, puisque c’est elle la narratrice dans ce roman. Le livre est donc écrit soit à la première personne, soit à la troisième, quand Melle Fletcher ne participe pas directement à l’action mais rapporte les récits de ses amis.

Gabriella est en fâcheuse posture, car déchue de son rang dans la haute société et littéralement au bout du rouleau, lorsqu’elle postule au service d’une jeune fille de joie dont le nom est Filomena Giglio mais qui se fait bientôt appeler Lola Deslys.  Cette dernière est une battante, elle entend par ses charmes se faire un nom dans le cercle ultra fermé de la haute société. Tout oppose ces deux femmes, l’une vient du beau monde, l’autre du peuple. Gabriella est une femme cultivée, une femme raffinée,  avec un secret lourd à porter, surtout pour l’époque, Lola a encore son franc-parler provençale que l’on retrouve tout au long du livre, ce qui en fait aussi le charme.

D’entrée de jeu, on sait que l’on a affaire à un roman policier historique. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est le recoupement de faits réels dans l’intrigue même. Certains faits divers de l’époque se retrouvent ainsi élucidés par les deux femmes, sous l’œil pétillant de Guy de Maupassant.  Mais ce roman nous parle aussi de l’aspect sordide de la condition féminine propre aux siècles passés. Une simple employée dans un hôtel de luxe peut mourir dans des circonstances tragiques dans l’indifférence absolue, une fille pauvre n’est en réalité qu’un objet de luxure et pour celles faisant partie de la haute société, rien n’interdit de tomber plus bas que terre.

Bref, La lettre froissée, vaut le coup d’être dépliée et lue, car c’est un beau roman qui vous fera découvrir Cannes sous un nouveau jour, vous immergera dans une belle époque, vous apprendra plein de choses intéressantes et vous donnera certainement envie d’acheter le suivant…

 

 

Sur le blog d’Alice Quinn, vous pouvez même participer à un concours sur le thème de La lettre froissée pour prolonger le plaisir et gagner peut-être un beau séjour à Cannes dans la demeure où vécut Guy de Maupassant et d’autres jolis lots.

À découvrir ici.

LLH

Samedi 17 et Dimanche 18 Mars 2018

Retrouvez-moi à la Fête du Livre du Rouret, qui se déroulera du 17 au 18 mars 2018, où j’aurai le grand plaisir de dédicacer tous mes ouvrages le samedi 17 et le dimanche 18 de 10h00 à 18h00.

Cet événement  est organisé par l’Association Les  Passeurs de Livres.

J’ai vraiment hâte d’y être, surtout que ce sera mon premier salon du livre 😛

fête-dulivre-rouret-2018

 

 

 

 

Pour plus de renseignements vous pouvez cliquer ici

Samedi 24 mars 2018

Je serai présente au Cultura de Mandelieu de 11 h à 19 h00 pour une séance de dédicaces. Tous mes livres seront présents.

J’ai vraiment hâte d’y être 😀

cultura séance de dédicaces

Auteurs, un petit bonjour c’est toujours sympa !

À la base cet article n’était pas prévu, mais finalement, comme je ne citerai aucun nom, pourquoi pas ! Donc, venez par-là que je vous raconte une petite histoire.

Il était une fois, par un bel après-midi ensoleillé sur la Côte d’Azur, rare en cette saison, donc fort agréable- ne souriez pas, il fait moche aussi chez nous en février – une femme encore jeune qui écrivait tranquillement.

femme auteur

Pour se délasser et voir si une catastrophe mondiale n’était pas survenue pendant qu’elle travaillait, elle cliqua sur l’onglet Facebook. Une demande d’ami apparut, aussi décida-t-elle de regarder s’il s’agissait encore d’un divorcé en manque, ou d’une personne vivant dans un autre pays et dont le but évident était de lui soutirer des sous… Mais ô joie il s’agissait d’un auteur !

chat content auteur

 

Elle regarda la page de ce dernier, vit qu’il écrivait des livres sur le manque de savoir-vivre de certaines personnes, qu’ils avaient tous deux cinq amis en commun et accepta donc l’invitation. L’occasion de faire une nouvelle connaissance est toujours agréable pour sortir un moment de la solitude nourricière de l’écriture. Puis, elle décida d’aller se chercher un petit café, car il faut bien alimenter ses neurones avec ce breuvage hautement recommandé. Le thé vert ce n’est pas mal aussi, mais elle n’en avait plus. Lorsqu’elle reposa son popotin devant l’ordinateur, la tasse manqua de lui glisser des mains.

café auteur

Le monsieur avait profité de son absence pour poster sur son mur de la pub pour ses livres ! Posant son précieux breuvage sur le bureau, elle regarda si le monsieur avait  au moins laissé un petit message si ce n’est pour la remercier de l’avoir accepté comme ami, ce qui rappelons-le est d’usage sur les réseaux sociaux, au moins pour se présenter. Que dalle et peau de banane ! Alors la dame, un peu contrariée, écrivit sur son journal, en commentaire sur la publication de ce monsieur, qu’un petit bonjour aurait été sympathique avant de publier sur ledit journal. Phrase pas trop méchante, mais montrant quand même son léger mécontentement. Sur ce, elle prit sa tasse de café et en but une gorgée, qu’elle manqua de recracher aussitôt en voyant la réponse. Il faut dire qu’elle est du Sud et donc a le sang plutôt chaud…

femme auteur en colère

« Vous avez raison – encore heureux  !–  quand vous aurez lu ma prose, vous esquisserez (peut-être) un sourire. »

Ok ! Déjà, n’aurait-il pas fallu dire : « SI vous lisez ma prose » non ? Car là, ça sonne un peu comme un ordre… même pas un conseil. Puis le reste de la phrase montre bien le peu d’estime pour la personne derrière l’écran. « Quoi, tu n’es pas honorée de voir ma tête sur ton mur, espèce de… »

Si ce monsieur s’était intéressé un minimum aux écrits de la dame, il se serait aperçu qu’il y a toujours une pointe d’humour dans la plupart de ses livres, notamment son essai humoristique (voir commentaires des lecteurs). Il aurait aussi vu les interviews d’auteurs et les chroniques de livres, montrant qu’elle est toujours prête à filer un coup de main aux écrivains. À lui, elle avait plutôt envie de filer un coup de pied au…

chat moqueur auteur

Franchement, comment peut-on avoir envie de lire « la prose » de cette personne dans ces conditions ? Surtout quand ce dernier prône le manque de courtoisie des gens, l’indélicatesse de certains dans le cadre de son métier…. Dans ce cas, ne se doit-on pas d’être exemplaire soi-même ?

La dame ne répondit pas, car les mots risquaient de dépasser sa pensée. Elle laissa le post sur le mur jusqu’au lendemain. Peut-être le monsieur allait-il la contacter pour engager la conversation… Elle ne demandait pas un mot d’excuse loin de là, mais cela se fait entre auteurs de dialoguer…

femme auteur et amis

 

Ce n’est pas une évidence pour certains apparemment. La dame retira donc cet auteur de la liste de ses amis et supprima son post. Evidemment, une question se posait. S’était-il, ne serait-ce qu’un instant, intéressé à la personne qu’il demandait en amie ? Cette dernière espérait au moins qu’à l’avenir, il penserait à saluer les gens avant de leur balancer sa prose à la figure.  Elle espérait aussi que lors des séances de dédicaces, il ne jetait pas ses livres à la figure des gens pour qu’ils les lisent… Aie !

auteur effrayé

 

Si un écrivain est relativement connu, cela ne lui donne pas le droit de marcher sur la tête de ses collègues en bas de l’échelle. Malheureusement, de plus en plus, certains auteurs vous demandent en ami et dans la seconde qui suit,  vous imposent de liker leur page. La plupart du temps sans même faire un petit  coucou. Ensuite, vous n’en entendez plus jamais parler. À croire que la politesse n’est pas de mise sur les réseaux sociaux. À la rigueur, vous pouvez leur demander d’aimer votre page en retour, sachant que cela n’apporte pas grand-chose, mais même dans ce cas-là, sachez que certains ne prendront même pas la peine de le faire…

psychologie auteur

 

Pour finir, vous qui postez sans réfléchir sur le journal d’un autre, sachez que derrière le mur, il y a un nom, un prénom, un visage…

Bref, une personne de chair et de sang…

femme auteur

Sur ce, le mur vous salue !

 

 

Samedi 7 avril 2018

Je serai présente à l’Espace Culturel E.Leclerc à Vence (06) pour une séance printanière de dédicaces à partir de 10 h 30.

N’hésitez pas à venir me voir, cela me fera plaisir de vous accueillir 🙂

espace culturel leclerc séance printanière de dédicaces

Mes résolutions d’écrivaine pour 2018

résolutions écrivaine autrice auteure

Bonnes résolutions d’écrivaine

 

Impossible d’échapper aux fameuses bonnes résolutions de début d’année, à moins de vivre sur une île déserte entourée de requins n’ayant qu’une seule résolution, eux,  vous bouffer tout cru. Aussi pour 2018, ai-je décidé de formuler uniquement mes souhaits d’écrivaine. Donc exit les phrases promettant de nager à contre-courant toute l’année, de ne plus manger de chocolat, ne plus râler…. Tous ces vœux pieux ne durant qu’une poignée de jours, voire quelques heures.

Voici donc ma petite liste :

Numéro 1 : Émettre tous ces vœux de manière positive !

Car, en effet, il est extrêmement frustrant de toujours commencer ses phrases par  : « Ne pas ou ne plus… »

Numéro 2 : Apprendre à refuser de se rendre sur Facebook ou autres réseaux sociaux – vous noterez bien la différence avec « ne pas aller sur FB » 😀 – avant même d’avoir pris son petit déjeuner.

Résolution extrêmement difficile à tenir ! Imaginons que je rate l’info du siècle ou pire un petit chat en train de faire des pirouettes sur un trampoline … Donc répète après moi : « Non, je ne suis pas asociale si je ne vais pas pendant une heure, voire plus, sur les réseaux sociaux ! »

dire non

Numéro 3 : Tenir un planning d’écriture et s’y tenir

Je peux écrire des heures durant la nuit, mais en journée, un rien peut me disperser. D’où la résolution suivante.

 

procrastiner

 

Numéro 4 : Me récompenser lorsque j’ai écrit pendant plusieurs heures d’affilée sans m’être ne serait-ce qu’une seule fois dispersée, sauf pour aller faire pipi…

Avec par exemple un petit morceau de chocolat (pas la tablette) ou bien écouter Julien Doré, voire les deux en même temps, ce n’est pas interdit… Ou bien tout simplement en déclamant un tonitruant : « Yes ! » suivi d’une virée sur les réseaux sociaux…

réussite

 

Numéro 5 : Apprendre à dire « Je ne suis pas là, laissez moi un message » lorsque je veux écrire.

Il suffit que vous vous posiez devant votre PC pour qu’aussitôt tout le monde se rappelle de vous !

Je publierai bientôt un article sur le sujet 😉

apprendre a dire non

Apprendre à dire non

Numéro 6 : Tenir mon bullet journal !

Ne plus écrire ce que je dois dans divers carnets en long, en large, en travers…. ou sur des post-it que le chien peut manger…

Quoi, vous n’avez pas encore votre bujo, vous ne savez pas ce que c’est ?? Ciel, vous vivez vraiment sur une île… C’est un carnet censé vous rendre plus organisé ou plutôt vous aider à l’être.

Comme je viens à peine de m’y mettre, « mieux vaut tard que jamais », peut-être ce journal m’aidera-t-il ou pas… Réponse dans quelques mois.

bullet journal

 

Numéro 7 : Ranger mon PC ré-gu-liére-ment !

Car je suis la championne du « Waouh, super cet article, je le lirais plus tard… », sauf que j’oublie que je l’ai mis de côté dans un onglet… Mais mon bujo va m’aider à remédier à cela, n’est-ce-pas ? 😉

rangement ordinateur

 

Numéro 8 : Suivre à la lettre les conseils de Nathalie Bagadey.

Je vous mets le lien ici  car franchement je me félicite encore de m’être abonnée  à ses newsletters, car  je ne sais pas si c’est son côté prof (oui, les auteurs ont plusieurs vies !) mais lire ses comptes-rendus m’aide beaucoup.

professeur chat

 

Numéro 9 : Lire, lire, lire….

 

Cela semble une évidence, mais quand j’entends certains auteurs avouer qu’ils ne lisent pas, je trouve cela suspect. Si je ne me couche pas en ayant lu ne serait-ce que quelques lignes, je ne dors pas tout simplement. Pour certains cela paraîtra excessif, mais en fait je suis conditionnée pour, c’est une véritable drogue douce, un baume pour…. Ok, je pense que vous avez saisi le concept !

femme lecture

 

Numéro 10 : Ne pas avoir honte d’être écrivaine !

 

Ignorer ceux qui pensent qu’auteur rime avec glandeur…

Si vous écrivez, vous avez certainement déjà rencontré ce genre de personnes. Avec leur sourire en coin et leurs remarques acerbes prêtes à l’emploi… ces personnes ne supportant pas l’idée que vous ne soyez pas le clone de milliers d’autres. Pendant longtemps, j’ai cultivé le sentiment inconfortable d’être en dehors des normes, de vivre sur une planète à part peuplée de personnages ne demandant qu’à voyager à travers mes histoires. Il est temps, à présent, de revendiquer ma condition de conteuse, un point c’est tout !

femme écrivaine auteure autrice romancière

 

 

Numéro 11 : Ignorer les personnes négatives ou jalouses !

Celles vous soutenant que vous n’êtes pas Jean d’Ormesson et ne le serez jamais – Ça tombe bien, je n’aime pas plagier ! – ou celles qui ne vous soutiendrez pas pour tout l’or du monde, ce qui nous amène aux personnes jalouses, que je comprendrais peut-être le jour où j’aurais écrit un best-seller !

 

homme sourire ironique

 

Numéro 12 : Écrire, écrire, écrire…..

Vous l’ai-je dit ? Écrire, écrire, écrire….

auteure écrivaine écriture

 

Pour finir, pour vous mes ami(e)s écrivain(e)s :

« Travaille, travaille, écris, écris tant que tu pourras, tant que ta muse t’emportera. C’est là le meilleur coursier, le meilleur carrosse pour se voiturer dans la vie. La lassitude de l’existence ne nous pèse pas aux épaules quand nous composons. »  Gustave Flaubert

 

LLH

 

 

Ma première séance de dédicaces en librairie

Coucou tout le monde,

Samedi dernier se tenait ma première dédicace  pour mon livre « Quelques mots auraient suffi » sorti chez Ikor Éditions. Vous n’étiez pas au courant ?

Ce n’est pas grave, je vous attends pour la prochaine 😉

Depuis quelques semaines je n’ai cessé de me documenter pour préparer au mieux cette séance. D’ailleurs, si vous êtes dans ce cas, je vous recommande le blog de Nathalie Bagadey, une référence en matière d’aide aux auteurs. Je vous conseille d’ailleurs de vous y abonner. Pas à pas, ces conseils m’ont permis d’avancer sur ce chemin inconnu menant vers la rencontre avec le lecteur. Je les ai relus au moins dix fois (malgré cela j’ai quand même commis quelques erreurs  ;)). Car lorsque l’on est auteur, on n’en est pas moins timide. On se pose mille questions : Y aura-t-il des gens intéressés par mon livre ? Vais-je savoir en parler correctement ? Ma main tremblera-t-elle au point de ne plus pouvoir écrire ? Ce serait ballot pour une romancière…

Donc, ce jour-là, j’arrive vingt minutes à l’avance à la librairie « Au brouillon de culture -À la Sorbonne » à Nice, pour me préparer tranquillement en traînant ma valise et mon mari derrière moi ou plutôt mon mari traînant ma valise jusqu’à la porte d’entrée. Il m’a accompagné pour me soutenir et m’ôter le souci de chercher une place pour me garer, un enfer partout dans notre belle ville. Petit moment de flottement au moment de se quitter, l’émotion m’étrenne. Au secours, qu’est-ce que je fais là ? Mais je me reprends bien vite et entre dans la librairie la tête haute. Une employée m’accueille gentiment et je découvre la petite table m’attendant au milieu de splendides livres de collections. Chouette de la belle lecture au cas où 😛

Vers 14 h moins le quart,  j’installe tout mon bric-à-brac, mon petit porte-document vertical en plastique pour feuille A4 et mes deux porte-livres, tous les trois tout neufs. À ce propos, la dame m’ayant reçue constate que je  suis bien équipée. En fait, cela ne m’a pas coûté très cher et cela fait un peu plus pro. Donc, je dispose deux livres sur chacun des supports, l’un à l’endroit, l’autre à l’envers. Non, ce dernier n’est pas puni, c’est tout simplement pour que les gens intéressés puissent lire le résumé. Je vais d’ailleurs le retrouver souvent dans l’autre sens, mais bon. Ensuite, je dispose deux petit tas de livres et au milieu, mes marque pages spécialement commandés pour l’occasion et en dernier ma jolie trousse. Puis je contemple le tout. Cela fait quand même bizarre de se retrouver de l’autre côté de la table. Enfin, techniquement, je suis devant en réalité 🙂 Je prends une petite photo et le tour est joué.

 

Je n’ai pas le temps de reposer mon popotin sur la chaise qu’une première cliente arrive. Ô joie, c’est ma Tata, elle m’avait dit qu’elle viendrait, elle est venue. Je suis vraiment contente car l’on se voit trop rarement à mon goût. Vraiment très contente, car c’est sur elle que je vais pouvoir m’exercer pour ma première dédicace. Pendant que nous discutons, je passe de l’autre côté de la table. Un autre client arrive. Apparemment, il cherche quelque chose puisqu’il s’adresse à l’équipe du magasin. Soudain, je le vois passer devant moi et se retourner perplexe. J’entends alors : « Vous venez juste de passer devant elle. »

Est-ce de moi dont il s’agit ?  Eh bien oui ! Le monsieur se présente, éditeur parisien vivant entre Paris et Nice,  me dit être venu spécifiquement pour ma petite personne, car ayant vu mes livres en vitrine cette semaine et l’annonce de ma séance rencontre-dédicace. Waouh !

Comme il achète le livre, je vais donc devoir écrire une dédicace, je suis là pour ça non… Sauf que, voyez-vous, je suis un peu comme dans un brouillard. Que doit-on écrire à un potentiel éditeur ? La première chose, lui demander de m’épeler son nom pour être certaine de ne pas faire d’erreurs dans ma dédicace. Finalement, une inspiration me vient fort à propos. J’explique en bafouillant à peine le thème de mon roman. Je comprends mieux à présent pourquoi certains s’exercent devant le miroir 😆 Le monsieur repart avec mon livre sous le bras, en m’ayant laissé ses coordonnées. Bon, je l’avoue, je suis partagée entre le perplexe « Hum… » et le « Youpi !». Je n’ai plus vingt ans, snif, je ne m’emballe plus comme avant. Ma tante, elle, est super contente pour moi.

Puis arrive une autre tante, suivie par un tonton, les cousines et leurs enfants. Cela met une sacrée ambiance dans le magasin. Je suis super contente, je ne pensais pas qu’ils allaient venir. Ils me soutiennent, c’est vrai, mais aujourd’hui, c’est quand même les soldes !! D’ailleurs, quelle idée de prendre une date pour une séance de dédicaces trois jours après ces dernières, je vous le demande. Évidemment, si je me prénommais Marc – un peu bizarre quand même pour une fille- et si mon nom était Levy, on ne pourrait plus mettre un pied dans la librairie et même en période de soldes… Sauf que, snif – il va me falloir un mouchoir- je suis seulement une petite auteure encore inconnue.

laurence-lopez_hodiesne-dédicace

Merci à Sandrine pour les photos

 

 

rencontre-laurence-lopez-hodiesne

Avec mon oncle et ma tante 🙂

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes beaux-parents, une autre Tata, qui me soutient aussi beaucoup en partageant mes posts sur Facebook, et son mari sont venus aussi.  Contente aussi de revoir un tonton et sa femme, dont je ne m’attendais pas à la visite. Puis mon fils aîné et sa jolie copine. Je l’avoue, quelle joie de voir tous ces visages connus.  Je les remercie vivement d’avoir fait le déplacement et pour certains de m’avoir acheté un livre. Même si ce n’était que pour me faire un coucou, cela m’a fait plaisir qu’ils se soient déplacés.

Avec mes beaux-parents, ma tante et mon oncle. Évidemment, j’ai fermé les yeux au moment du flash 🙂

 

Malheureusement, je n’ai pas de pris de photos avec tout le monde 🙁 J’avoue ne pas y avoir pensé ! Pourtant, l’appareil photo était bien dans mon sac. Un point à travailler 😉

 

 

 

Après le départ de ma famille, je reste seule un petit moment. Soudain, une jolie petite fille arrive en courant et me demande si j’ai… je ne sais plus quel livre. Amusée, je lui réponds en souriant que malheureusement je ne peux l’aider, étant seulement là pour dédicacer mon livre. Elle s’excuse et repart avec un grand sourire. En lisant les expériences d’autres auteurs en dédicaces, je m’étais préparée à l’éventualité d’être prise pour une vendeuse, donc cela m’amuse.

Un papa et son fils répondent à mon bonjour lorsqu’ils passent devant moi…sans s’arrêter. Quelques minutes plus tard, ils reviennent et se plantent devant ma table.

—Vous savez où je pourrais trouver… (j’ai oublié le titre du livre), me demande très gentiment le monsieur ?

—Je suis vraiment désolée, je ne travaille pas ici, je dédicace mon roman.

Le monsieur jette un œil, enfin, sur la feuille de présentation dans son support.

—Oh, désolé, je ne savais pas ! Je ne vous ai pas vexée au moins.

—Non, pas du tout.

Mais si vous me prenez un livre, Monsieur, vous serez encore plus pardonné.

Si j’avais prononcé cette phrase, l’aurait-il acheté ? Malheureusement, il me dit au revoir et s’en va le sourire aux lèvres. Mince, je n’ai pas su saisir l’occasion. C’est bien beau de lire ce qu’un auteur devrait faire, mais en situation réelle ça l’est beaucoup moins. Ayant des fourmis dans les jambes, je décide de me lever et d’aller voir l’employée. Je monte les marches et tombe sur une dame, qui sans même me dire bonjour, me demande si j’ai tel titre. Lorsque je me présente comme auteure, j’ai la vague impression d’être E.T. redescendu sur la planète Terre. Je retourne donc devant ma table, bien décidée à ne plus la quitter. Je l’avoue, je ne suis pas encore experte dans l’art d’amener des lecteurs potentiels devant mes livres et surtout de leur vendre. Il va falloir sérieusement travailler  là-dessus pour la prochaine séance. Et investir dans un kakémono 😉

Ce qu’il y a de terrible dans une libraire, c’est que vous êtes forcement entouré de livres. Comment ne pas avoir envie d’y jeter un coup d’œil ? Surtout lorsque ce sont de magnifiques et rares livres dont la couverture ne cesse de me faire de l’œil. « Ouvre-moi, ouvre-moi ! » semble me susurrer les ouvrages posés là. Bon, comme il n’y a apparemment plus personne je tourne quelques pages, éblouie par ce que j’y découvre. On m’avait prévenu, il y a souvent beaucoup de temps mort dans une séance de dédicaces, alors autant occuper ce fameux temps décédé agréablement.

dédicace auteure au brouillon de culture

Notez comme je suis bien entourée 🙂

En entendant du monde, je retourne à ma table, fidèle au poste. Une dame passe… non, en fait elle passe par une autre allée, m’évitant soigneusement. Madame,  je n’ai pas l’habitude de mordre, sauf une fois le dentiste quand j’étais petite. Un couple se présente dans la librairie, la femme me jette un regard. De ma place et comme je ne vois plus très bien de loin, je ne distingue pas s’il est bienveillant. Comme elle part dans une autre direction, cela ne devait pas être le cas. Ok. Pourtant je n’ai pas mangé d’ail à midi, vous vous en doutez bien.

Un peu plus tard, la librairie étant de nouveau vide, je prends mon carnet. Ne jamais sortir sans pour un auteur, et commence à écrire un article pour mon blog. Le titre « Les gens sont méchants ». Non, je plaisante. En fait, je prends des notes seulement pour vous parler de cette fameuse rencontre-dédicace. Bien entendu, j’écris en cachant mon bloc sous la table et en zieutant les clients potentiels. D’après mes recherches, l’auteur en dédicace ne doit surtout pas pianoter sur son smartphone, mais personne n’’a jamais dit qu’il ne devait pas écrire sur son carnet….

Lorsque soudain – notez bien la tension dans ce mot – un homme se plante non loin de là. Je pose alors discrètement mon carnet dans mon sac et lui sourit :

—Bonjour Monsieur

—Euh, j’attends ma femme.

Ok, bonjour le vent ! Monsieur, croyez-moi, je ne voulais pas faire de vous mon quatre heures, loin de là. Sa femme, celle partie dans l’autre allée, marche vers nous, plongée dans la contemplation de la rangée de livres en face de moi. Tout le long, elle n’a pas tourné la tête. Bonjour le torticolis. Et les autres livres à côté de moi alors, c’est du pipi de chat. En plus, il y a même la collection complète du Marquis de Sade. Je viens de m’en apercevoir. Le couple monte les quelques marches quand soudain l’homme m’interpelle :

—C’est ici la caisse ou là-bas !

—Désolée, je ne travaille pas ici Monsieur, je dédicace mon livre.

Évidemment, j’arbore mon plus beau sourire de combat destiné à déstabiliser l’adversaire.

—Ah…euh…excusez moi.

Et il repart aussi vite qu’il est arrivé.

Cette séance de dédicaces est quand même une expérience fort enrichissante sur le comportement humain. Les regards fuyants, les-je-te-fais-un-détour-de-trois-kilomètres pour ne surtout pas t’adresser la parole. Un simple bonjour, c’est pourtant gratuit… Savez-vous d’où me viennent les idées pour mes personnages antipathiques ? 😉

Une petite dame âgée au fort accent anglais me sourit en passant- merci beaucoup Madame- revient quelques minutes plus tard me demander si j’ai encore tel livre mais toujours avec un grand sourire. Cela change un visage, un sourire, mais aussi le ressenti de la personne en face de vous.

Plus tard, la propriétaire du magasin arrive. Comme j’ai obtenu cette séance de dédicace par téléphone, en ayant un très bon contact avec cette dame,je suis heureuse de la rencontrer enfin en vrai et le sentiment de bienveillance ne s’est pas démenti. Elle est adorable, me met tout de suite à l’aise. Nous avons plusieurs discussions vraiment sympathiques. Elle me donne des conseils bienvenus. Une personne vraiment attachante dont on est ravi d’avoir fait la connaissance, surtout lorsqu’elle vous demande de ne pas oublier de revenir, si un jour vous étiez célèbre. Comment oublier ma première dédicace dans un lieu magique, où je me rendais en tant que lectrice mais sans rêver y pénétrer un jour en tant qu’auteure ! Lorsqu’elle me cite quelques écrivains connus passés par ici, mon regard s’illumine. En plus de tout cela, la libraire a gardé quelques exemplaires en dépôt vente dans sa boutique, donc, si vous voulez acheter mon livre, n’hésitez pas à vous rendre dans ce bel endroit, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux. Enfin, n’oubliez pas mon roman quand même…

Le bilan de cette journée, j’ai vendu six livres. Selon la libraire, c’est déjà bien. Certains, d’après son expérience, n’en ont vendu aucun. Je frissonne à cette idée et n’ose imaginer le sentiment de frustration et de découragement du pauvre auteur. Je croise les doigts pour que cela ne m’arrive jamais. Tiens, les doigts de pieds aussi on ne sait jamais. En tout cas, j’ai fait la connaissance dans cette librairie d’une belle personne, avec qui j’espère rester en contact et d’une équipe sympa. J’ai fait connaissance d’un potentiel nouvel éditeur, mais cela reste à voir. Je remercie encore tous ceux de ma famille s’étant déplacés. Cela me réchauffe le cœur.

Enfin, j’ai passé le cap de la première séance de dédicaces, ouf !

Je n’ai qu’une hâte à présent.

Recommencer 🙂

LLH

 

 

 

J-1 avant ma première rencontre-dédicace à Nice

 

"vitrine Sorbonne brouillon de culture livres laurence lopez hodiesne"

 

 

"Laurence Lopez Hodiesne Sorbonne"

 

 

C’est demain 😀

J’ai tellement hâte d’y être et en même temps, j’appréhende un peu.
Je ne me suis jamais prêtée à l’exercice avant, aussi ne puis-je m’empêcher d’être un peu nerveuse.

C’est toujours délicat pour les gens de demander une dédicace à un auteur  – j’en sais quelque chose 😉 – sauf que dans mon cas, nous serons deux à être gênés de chaque côté de la table ! Du moins au début, car j’espère bien m’en sortir quand même ! Heureusement, j’ai toujours eu un bon contact avec les gens, notamment dans mon ancien métier de secrétaire médicale. Tout cela en espérant la présence de quelques personnes bien entendu 😛

Puis, je suis tellement heureuse de pouvoir rencontrer de futurs lecteurs. La maison d’édition publiant ce roman m’a beaucoup aidé en ce qui concerne les corrections. Même si j’ai parfois trouvé le temps long…très long, je ne suis pas mécontente du résultat. Ce livre me tenant à cœur, j’espère vraiment qu’il trouvera son public. Une petite dédicace spéciale à Jean d’Aillon, écrivain dont j’adore les romans policiers historiques, celui-ci m’ayant soufflé l’idée d’utiliser un article de mon blog pour écrire un livre. C’est chose faite, même si, bien entendu, l’article en question n’a plus grand-chose à voir avec « Quelques mots auraient suffi », il fut toutefois le point de départ de cette histoire 😉

Alors, si vous aimez les destins de femmes, les histoires mystérieuses avec des secrets de famille, ces non-dits générant des conflits individuels ou familiaux dont il est difficile de se débarrasser, ce livre est fait pour vous 🙂

LLH

 

 

Un commentaire pour Quelques mots auraient suffi

Je remercie vivement Tess,  une fidèle lectrice, pour avoir été la première à m’offrir un beau commentaire sur mon dernier roman « Quelques mots auraient suffi » 🙂

commentaire-roman-psychologique-laurence-lopez-hodiesne

Roman passionnant et dont on n’imagine absolument pas la fin. Des intrigues et des rebonds incroyable. Très très bon roman. J’avais aimée du même auteur Au delà d’un héritage, celui ci est de ma même lignée.

 

 

 

"rencontre dédicace auteur région niçoise"

J’ai hâte d’y être 🙂

Si vous avez la possibilité, venez me faire un coucou, cela me fera plaisir.

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