Mariage à demi de Robert Dorazi

mariage a demi

 

Je connaissais l’auteur de romans pour la jeunesse, mais pour ce qui est de « Mariage à demi », je me demande si ce ne serait pas une certaine « Sarah » qui l’aurait écrit…

Avec « Mariage à demi », Robert Dorazi nous entraîne dans les fins fonds de la double personnalité. Le héros, Manu Fretin, se bat avec son autre féminin et croyez-moi, ce n’est pas une mince affaire, car la dame est jalouse. Si lui est un fervent admirateur et consommateur de la gent féminine, Sarah, pas vraiment.

Désopilant est le mot me venant à l’esprit pour parler de ce livre. Car de situations pour le moins cocasses en dialogues hilarants, on navigue à vue dans un univers pour le moins singulier.

L’homme a un côté macho, certes, mais un autre carrément candide. Il lui faudra du temps pour comprendre la situation. En même temps, pas facile d’admettre que l’on est pas seul dans sa tête. Et que l’on ne dispose pas de son corps à sa guise non plus. Son langage est parfois terriblement fleuri, mais son analyse des femmes, par moments, perspicace. Ou bien, carrément misogyne. Le combat féminin-masculin en une seule personne.

Carrément drôle, le combat de Manu Fretin contre l’administration pour pouvoir se marier. Bon, il est vrai que c’est un mariage du genre inédit.

On ne s’ennuie pas une seconde dans ce roman, et à chaque chapitre, on se demande ce qu’il va bien pouvoir arriver à ce pauvre homme. Une sorte de thriller humoristique au style vif et trépidant.

Ce qui est certain, c’est qu’après la lecture de cette histoire, si une petite absence nous vient, on risque de se poser quelques questions…

Lien vers le livre

Dieu en 1970 de Jean-François Pissard

Dieu en 1970

 

L’homme de Dieu est un être humain fait de chair, de sang et… de sentiments. Pourquoi ne pourrait-il pas aimer une autre personne tout en restant au service de la religion ? C’est la grande question de ce roman.

C’est l’histoire d’un amour fou, impossible, contraire aux principes imposés à celui qui voue sa vie à l’Eglise. Mais le cœur peut-il se contraindre si facilement ? Aimer Dieu et une femme est-il si répréhensible ? Les pasteurs, eux, arrivent à concilier les deux sans renier leur foi. Mais les prêtres, non ! Pourtant leur devoir est le même ! Leur but, prêcher la bonne parole à ses ouailles, ne souffrirait probablement pas de cette situation et certaines dérives n’auraient plus lieu d’être.

Michel est un personnage attachant, touchant dans ses interrogations, ses doutes. On le suit pas à pas dans cette lutte implacable. D’autres protagonistes sont tout aussi émouvants et forts en sentiments.

L’auteur avec force et douceur nous conte une belle histoire, de celle qui invite à la réflexion. Spiritualité rime avec dualité. Celle de tout homme.

Mais là n’est pas le seul barrage à cet amour d’un homme pour une femme. Car cette dernière est mariée. Certes, Lydie n’est pas heureuse dans son couple, mais elle est quand même unie devant Dieu.

Voilà un beau roman à découvrir, traitant d’un sujet peu courant, servi par une très belle plume.

Lien vers le livre

Araldus de David Pascaud

araldus

 

Araldus est un petit seigneur du Moyen Âge. Un personnage obscur ayant vraiment existé, possible fondateur de Châtellerault, une commune dans le département de la Vienne.

Du haut de son castrum construit en bois, loin du faste d’autres châteaux, le vassal règne sur ses terres avec une poigne de fer, mais un grand sens de l’équité.

La différence avec d’autres romans historiques, c’est la plongée en apnée dans le cerveau du héros. Ce dernier, que l’on suit tout au long de sa vie, est proche d’un homme de notre temps. Il est loin d’être le rustre que l’on s’imagine. Ses doutes, ses espoirs, son humanité sont touchants, authentiques.

Bien que des siècles nous séparent, on retrouve les mêmes incertitudes, désirs, inhérents à l’homme.  Des désillusions, mais aussi des joies dans un monde où tout est hiérarchisé. Où s’élever est parfois possible pour le fils illégitime d’un noble, à la force du poignet, au prix de luttes incessantes.

Pourtant, il n’est guère facile d’évoluer dans une société sans  concessions, rude, où les conditions de vie particulièrement difficiles n’invitent pas à la tendresse. La vie d’un homme se joue parfois à peu de choses. Mais notre héros a pourtant des émotions vraies, des amitiés réelles. Devant nos yeux se déroule le film d’une existence, comme sur grand écran.

L’auteur, David Pascaud, manie la précision historique, dans le langage, dans les descriptions, avec brio, sans en faire trop, comme ces conteurs d’autrefois.

Alors si, comme moi, vous êtes férus de ces épopées lointaines, n’hésitez pas à monter en selle derrière Araldus, pour une chevauchée inoubliable sur les chemins d’un autre temps.

 

Lien vers le livre

J’ai loupé le coche de Céline Vay

j'ai loupé le coche

Lire un livre de Céline Vay est à chaque fois une aventure extraordinaire. Sa plume alerte, parfois déroutante nous entraîne sur des chemins sinueux, à la rencontre d’âmes torturées.

Gaby est auteur. Comme son imagination lui fait défaut, il raconte la vie de ses voisines. C’est un homme tourmenté, luttant avec l’autre partie de lui-même, celle qui est féminine. En proie aux affres du quotidien, il survit dans un monde sans concession.

Gaby manie l’humour avec virtuosité, de façon caustique, jouant de l’autodérision comme d’une arme. Il pourrait être le voisin que l’on croise au supermarché du coin sans se douter une seconde du tsunami mental qui, souvent, l’emporte au-delà de sa propre personne.

C’est une plongée dans un esprit masculin, complexe, dominé parfois par sa libido, dont la concrétisation n’apporte qu’une paix relative. Dans les réminiscences de l’enfance, dans un corps ami ou ennemi selon les moments.

Mais c’est aussi une description de la vie de femmes, les voisines, luttant pour élever leurs enfants, pour garder un emploi. En proie à un système les broyant peu à peu, condamnant leurs illusions. Une analyse concrète de notre temps. Un hymne à la solitude, à cette illusoire pensée que derrière l’écran, il y a la vie.

« J’ai loupé le coche » est un récit jubilatoire et sérieux à la fois, extravagant parfois, un mélange de saveurs différentes, une envolée de mots, servis par une belle plume.

Découvrez-le ici

La meute de Chânais, tome 1, Aymeric- la malédiction de Ysaline Fearfaol

la meute de chanais

 

Enfin une histoire de loups garous se déroulant dans notre pays. Et des plus sexy, ce qui ne gâche rien.  D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement, si nous voulons rêver un peu ?

Ysaline Fearfaol, chroniqueuse des De Chânais, une famille très ancienne et pour le moins différente, nous relate l’histoire d’Aymeric, un beau jeune homme ténébreux. Il va rencontrer une demoiselle, Yseult, dont la vie amoureuse jusque-là, s’est réduite à un échec au goût d’amertume. Pour cette dernière, tomber amoureuse d’un beau gosse n’est pas dans ses projets immédiats, vu ce qu’elle a subi. Pour lui, un passé plus que douloureux le suit, depuis fort longtemps, exacerbant son côté sombre.

Mêlant le fantastique à la romance, l’histoire nous emmène le long de la côte atlantique, dans un village mystérieux, un peu hors du temps, dominé par un château ancestral.  Des scènes très croustillantes parsèment le roman, qui s’adresse plutôt aux jeunes, ou moins jeunes, adultes.

Beaucoup de rebondissements, magie, malédiction, vengeance, sensualité, se mélangent pour un cocktail détonnant. Chaque personnage est bien décrit, cachant des blessures secrètes qu’il nous tarde de découvrir, pour certains dans les tomes suivants, à priori.

Evidemment, à la fin, une seule envie reste, celle de lire la suite justement, de continuer à suivre « La meute de Chânais » pour qu’elle nous emmène sur le chemin d’un pays chimérique, où vivent des personnages dont les intentions ne sont pas tendres envers nos charmants héros.

Âmes esseulées ou pas, ne surtout pas s’abstenir…

 

Découvrez-le ici

Nous, les autoédités…

2016-03-26 11.34.56

Auteurs en mal de reconnaissance pour certains, trahison, catastrophe de la part du salon du livre de Paris selon Monsieur Augustin Trapenard, les autoédités, dont je fais partie, en entendent des vertes et des pas mûres. Amélie Antoine a d’ailleurs écrit une très belle lettre adressée à ce journaliste aigri. Vous pouvez la découvrir ici si ce n’est déjà fait.

Je ne tenais pas à mettre mon grain de sel, mais mon sang chaud de fille du Sud s’est mué en un gros bouillon cette semaine et j’ai eu envie moi aussi d‘ouvrir les vannes avant que l’amertume ne me consume.

Tous les autoédités ne sont pas ces pauvres êtres voulant à tout prix voir leur prose publiée et peu importe le contenant pourvu qu’on est l’ivresse.

Dans mon cas, mon roman paru sur Amazon avait passé le cap d’une éditrice, mais peu avant sa publication, sa maison d’édition fit faillite. Car la loi de la jungle est impitoyable dans le milieu littéraire et si beaucoup n’aiment pas les autoédités, ceux qui ont pignon sur rue abhorrent les petites maisons d’éditions. Pour qui se prennent-elles ces moins que rien à vouloir une toute petite part du gâteau plein de crème littéraire. Même si quelquefois, la crème ne réussit guère à masquer la génoise ratée en-dessous…

Bref, il ne me restait que quelques options, soit me cacher dans le terrier d’un lapin, mais j’ai eu peur de rester coincée, soit pleurer toutes les larmes de mon corps, mais pas certain que mon assurance prenne en charge le dégât des eaux. Ou bien… publier sur Amazon.

Le choix fut vite fait, enfin presque. Je décidais donc de donner une nouvelle vie à mes personnages hurlant de désespoir dans leurs pages manuscrites. Tout d’abord, une petite nouvelle me permit de tâter le terrain (virtuellement parlant) et ô bonne surprise, fût bien accueillie. Alors je jetais mon roman dans la fosse aux lions et ô, à nouveau good surprise, il rencontra son petit public. Depuis il s’en vend quelques-uns presque tous les jours. Je ne suis pas certaine que petite auteure inconnue dans une grande maison d’édition, j’en aurais fait autant. Des gens que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam, ni même de Brad Pitt (dommage) vont liker ma page auteur. Alors oui, je suis reconnaissante à mes lecteurs. Oui, je suis heureuse du tout petit succès de mon livre.

Des auteurs autoédités j’en ai interviewé sur mon blog, Caroline Plouffe, Patrick Ferrer, Charlie Bregman, Chris Simon, Robert Dorazi, Catherine Lang , Sandra Ganneval, etc… car je voulais leur donner la parole, leur permettre d’exprimer leur ressenti.  Tous sont de belles personnes méritant d’être connues. Leurs écrits m’ont conquise, certains plus que d’autres et je n’hésiterai pas à lire leurs prochaines œuvres. D’ailleurs quelques-uns rencontrent un succès bien mérité et sont happés par des éditeurs célèbres tels Alice Quinn (Comme il est bon de butiner dans le vivier des autoédités !) Ces auteurs-là  donneront donc du travail à l’imprimeur ou le libraire… ce que l’on nous reproche de ne pas faire apparemment.

Il est vrai qu’il y a des livres au français et à l’orthographe déplorables, à la mise en page désolante et ceux-là portent préjudice aux auteurs s’efforçant de proposer le meilleur en termes de présentation d’ebooks. Mais ce n’est pas l’apanage de l’autoédition que diable ! Certains font appel à des correcteurs ou passent eux-mêmes des heures à peaufiner leur texte. Dans beaucoup d’autres domaines aussi, on peut séparer le bon grain de l’ivraie. Lisant énormément de livres traditionnels, il m’est arrivé de tomber sur des perles…mais pas toujours de culture, loin s’en faut.  On commercialise bien des biographies de personnes célèbres d’une vingtaine d’années (hic !) alors de grâce laissez nous vendre nos ebooks à qui veut bien les acheter. Nous ne représentons qu’une toute petite part du marché (pour le moment) laissez-nous là. Il y a assez de place pour tout le monde. De plus, la littérature coûte chère, j’en sais quelque chose, et si le faible prix de nos livres permet à des gens n’ayant pas forcément les moyens de pouvoir s’offrir un peu de lecture, je ne vois pas en quoi cela est catastrophique…

Écrire n’a de réelle utilité que si l’on nous lit, si nos personnages prennent vie dans l’esprit de nos lecteurs, alors si une pétition n’est pas lancée contre nous sur Internet pour nous intimer de cesser d’écrire à tout jamais, c’est peut-être que certains arrivent à s’évader, pour un petit moment, de ce monde de brutes grâce à nos écrits. Deux siècles auparavant, nous aurions pu être conteurs, aujourd’hui nous sommes des autoédités…

L’un de mes romans, non publié sur Amazon, sera bientôt édité par une petite maison d’édition, mais une chose est certaine, je continuerai quoiqu’il se passe à publier mes propres ebooks !

Pour finir, je reprends pour nous la devise des scouts :

Autoédités un jour, Autoédités toujours…

 

 

Le nouveau site d’Ikor Editions

Ikor éditions est une maison d'édition à compte d'éditeur uniquement qui possède son propre comité de lecture. Chaque auteur et artiste bénéficie d'un suivi personnalisé. Notre ligne éditoriale est claire et professionnelle : nous publions tous les ouvrages qui sont un plaisir à lire. Ils sont tous relu et corrigés par des proffessionels.Bonjour à tous,

Je vous présente le nouveau site des Éditions Ikor :

http://www.ikoreditions.com/

En tapant « par auteurs », vous découvrirez mon nom, c’est tout pour le moment car ma fiche est en cours. Bien sûr, rien ne vous empêche de jeter un œil sur mes collègues auteurs 😉

Je ne connais pas encore la date de sortie de mon roman, mais j’ai hâte !

La suite au prochain épisode…

 

 

Interview de Anaïs W. jeune auteure au talent prometteur

ITW

 

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je suis heureuse d’accueillir Anaïs, une jeune auteure au talent prometteur.  

Bonjour Anaïs, pouvez-vous vous présenter brièvement ?

  • Bonjour Laurence. D’abord, merci beaucoup du soutien dont vous avez fait preuve après la lecture de mon roman et de m’accorder cette interview aujourd’hui.

Pour me présenter, je dirais avoir deux facettes : d’un côté la rigueur que nécessite ma profession de scientifique et, maintenant, d’auteure indépendante… organiser, planifier, avoir du leadership, je sais faire… et de l’autre côté, je suis très sensible, souvent à fleur de peau, très impliquée émotionnellement dans ma vie personnelle. Je suis un peu lunatique dira-t-on ! De nature très expressive, je rigole beaucoup et pleure presque autant ! C’est parfois pénible, mais si on en revient au sujet principal de cette rencontre, c’est aussi ce qui fait tout mon style d’écriture.

Qu’est-ce qui vous a poussée à prendre la plume ?

  • J’ai toujours aimé raconter des histoires et mes parents me forçaient à les raconter bien, sans répétitions et sans « tics du langage » (en fait, en fait, en fait…). C’est l’été de mes douze ans, que j’ai commencé à écrire ces histoires en écoutant la radio, Europe 2, dans la caravane de mes grands-parents. Je m’en souviens comme si c’était hier ! En deux semaines, j’ai préféré noircir des cahiers entiers plutôt que de profiter de la piscine avec mes amis. C’était ma première crise « d’inspiration » et elle est assez représentative des suivantes : lorsque j’écris, je deviens très asociale ! Donc ce qui m’a poussé à prendre la plume ? L’inspiration, qui commençait à déborder, il fallait que ça sorte, noir sur blanc !

Avez-vous des petits rituels lorsque vous écrivez ?

  • La musique est obligatoire. Généralement, je m’assieds devant mon ordinateur ou je prends un cahier sur mes genoux, puis j’enfonce mes écouteurs et m’isole complètement. Pas de café, ni de thé, juste mon esprit, mon histoire et la seule barrière entre les deux, un clavier ou un stylo. La musique est un vecteur qui me plonge dans l’état émotionnel dans lequel j’ai besoin d’être.

« Au-delà des tours » votre tout premier roman est fort en sentiments, le reflet d’un mal-être de la jeunesse actuelle vivant dans les cités, pourquoi avoir choisi de traiter un tel sujet ?

  • Plus que le sujet de la cité, c’est plutôt celui du mal-être de la jeunesse que j’aborde. Le monde de la cité m’a servi de support car l’autorité parentale n’y existe pas toujours. Pour être franche, j’ai commencé à écrire « Au-delà des tours » à l’âge de quinze ans. À cette période, je voulais être Debbie, une rebelle, une fille sans foi ni loi, brutale. Je portais des baggys et « j’emmerdais le monde » mais comme je ne vivais pas dans une cité, je devais contenir ma violence et mes frustrations. « Au-delà des tours » m’a permis d’exorciser ces émotions, de leur donner corps. L’adolescence a été pour moi un véritable enfer et ce sont toutes les émotions connues à cette période et la maturité acquise par la suite qui constituent mon premier roman. Je n’ai pas choisi ce sujet, je l’ai vécu, je l’ai porté et je suis heureuse si le dénouement de cette histoire peut servir aux jeunes d’aujourd’hui, qui se sentent dans l’impasse. J’aimerais leur redonner de l’espoir : même s’ils pensent ne pas avoir d’avenir, tout n’est pas voué à l’échec. Comme Debbie, ils sont les seuls maîtres de leur destin et eux seuls pourront décider d’aller de l’avant et pourront ainsi changer la donne.

Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées pour l’écriture de ce roman ?

  • Les sentiments justement. C’est un livre dur, noir, dans lequel j’ai mis beaucoup de moi. J’ai donc souvent dû réveiller mes propres démons, laisser sortir mes peurs, mes doutes pour les coucher sur le papier. C’était une écriture épuisante ou parfois je ressortais complètement déprimée alors que rien dans mon quotidien ne justifiait un tel sentiment. C’est pourquoi il m’aura fallu autant de temps pour l’achever.

Avez-vous tenté le chemin de l’édition traditionnelle ? Pourquoi le choix de l’auto-édition ?

  • Je n’ai pas du tout essayé l’édition traditionnelle, j’ai voulu accompagner mon projet jusqu’au bout car justement, j’y avais mis beaucoup de moi-même. Lors des relectures, j’ai eu de très bons retours et cela m’a conforté dans l’idée qu’une maison d’édition n’avait pas à mettre son nez dans mon histoire et la modifier à sa guise. Et j’aime aussi l’auto-édition par la proximité qu’elle offre avec le lectorat.

Quelles sont vos influences littéraires ?

  • Ce qui m’a inspiré l’univers d’« Au-delà des tours » c’est la lecture de « Moi, Christiane F, 13 ans, droguée, prostituée ». Comme la musique parfois, pour trouver le bon rythme et tirer sur les bonnes cordes, j’ai besoin d’un livre qui nourrit mon esprit. Pour « Au-delà des tours » je sais que j’ai aimé les livres sur l’injustice, la dureté de la vie tel que « Junk » de Melvin Burgess, « Le temps de la colère » de Tawni O’Dell pour n’en citer que deux. J’aime aussi beaucoup Russell Banks, « Sous le règne de Bone ».

Avez-vous d’autres projets de romans ?

  • Oui bien sûr ! J’ai un autre projet de la même trempe qu’ « Au-delà des tours » qui me tient à cœur, l’histoire d’un adolescent, battu par son père… mais c’est de plus en plus difficile pour moi de m’y enfermer… alors je verrai. En attendant, je me suis essayée à une histoire plus polar/suspens qui mériterait d’être terminée un jour et je travaille sur une suite pour « Au-delà des tours », 10 ans après cette première histoire. Vous voyez, des idées, il ne m’en manque pas ! Sachez qu’avant le prochain roman, je compte publier une nouvelle… C’est une surprise !

Pouvez-vous nous présenter votre blog ?

  • Comme je ne bénéficie pas de la vitrine d’une maison d’édition, j’ai dû créer la mienne. Mon site « Les Livres d’Anaïs W. » me permet ainsi de me présenter et d’introduire mes livres. J’y propose les premiers chapitres gratuitement et l’on peut y commander directement l’Ebook ou la version brochée d’ « Au-delà des tours ». J’aime aussi partager avec mes lecteurs cette grande aventure qu’est l’auto-édition, c’est pourquoi chaque semaine, je propose un article : j’y donne les dernières avancées, j’explique mes projets, mes difficultés… certains sont techniques (comment publier sur Amazon, etc…) mais il n’y a pas que ça. Je compte par exemple réaliser un article sur l’inspiration et inviter des auteurs à témoigner de leur propre expérience. Ça sera une occasion pour les lecteurs d’en savoir plus sur l’origine des histoires – parfois folles ! – qu’ils lisent.

Un rêve ?

  • Pour être totalement honnête je dirais : « Je rêve d’avoir un Jeep Cherokee des années 1990. Je pourrai ainsi asseoir mon enfant sur le capot et immortaliser ce moment comme mon père l’a fait avec moi à mes 6 ans ». Le rapport avec mon premier roman et l’écriture ? Cette voiture renferme des souvenirs avec mon père, plus ou moins bons, mais des moments de vie avec lui alors que notre relation a toujours été chaotique, d’autant plus à l’adolescence. Avoir cette Jeep est une revanche sur ces années gâchées, cette complicité difficile à bâtir. C’est une façon pour moi de prouver que ces années compliquées n’ont pas été vaines, car aujourd’hui tout va bien entre nous. Cette voiture est le symbole de ma – notre – victoire. On ne devrait jamais dire « c’est la crise d’ado, ce n’est pas grave ». Rien n’est plus important que cette étape qui détermine profondément ce que nous allons devenir. Cette épreuve m’aura donné une force, une volonté farouche d’être heureuse et je voudrais la transmettre. Je rêve ainsi plus largement qu’ « Au-delà des tours » serve de message aux jeunes en galère, comme un témoignage de combativité. Si Debbie et certainement beaucoup d’autres y sont parvenus, alors ils le peuvent aussi.

 

Merci beaucoup à Anaïs de s’être prêté au jeu de l’interview. Souhaitons-lui de trouver son public et…sa Jeep Cherokee !

Je vous invite à découvrir son roman sur son site « Livres d’Anaïs W. » et la chronique de « Au-delà des tours » 

Livre-debout-bleu

La cité des sables de Michel Rouvère

la cité des sables

 

On découvre dans ce roman palpitant, le destin de deux femmes se battant pour exister dans un monde dirigé par les hommes.

D’abord Adonia, une reine adolescente vivant en 686 av.JC, qui évolue entre complots, amour et  trahisons. Puis Moira, jeune anglaise au caractère bien trempé,  née dans une époque où imposer ses points de vue en tant que femme relève du parcours du combattant. En survivant à un crash d’avion au-dessus du Sahara, cette dernière est bien loin de se douter de la formidable découverte qu’elle va mettre à jour.

L’auteur Michel Rouvère, nous fait voyager d’une époque à une autre avec bonheur, et l’on suit avec intérêt les péripéties vécues par les deux touchantes héroïnes. Un bon moyen aussi de découvrir le monde de l’archéologie, passionnant, parfois dangereux, mais aussi riche en belles émotions.

Un livre à ne pas manquer si l’on aime se plonger dans les mystères du passé…

Lien vers le livre