Le journal d’un fou de Nikolaï Gogol relooké par Jean-François Pissard

 

Dans cette version revisitée, Jean-François Pissard nous offre un moment de lecture désopilant et cela malgré le sujet traité. L’exercice était difficile, mais il a réussi avec brio le pari de transposer une nouvelle écrite par un écrivain du dix-neuvième siècle à notre époque.

Ce cheminement vers la folie pourrait faire froid dans le dos, mais prête pourtant à rire ou à sourire dans un texte comme dans l’autre. Le style de Monsieur Pissard n’a d’ailleurs rien à envier à celui de l’auteur russe.

Si les personnages, des célébrités de leur temps, ne sont évidemment pas les mêmes, ils restent les victimes, bien malgré eux, de la plume de notre écrivain contemporain.

Somme toute, ce qui est troublant, c’est de constater que l’homme, peu importe son origine et le moment de sa naissance, reste un être dont l’esprit peut, à tout moment, l’emporter dans un monde plus propice à ses rêves et espoirs. Un monde dangereux où l’auteur Jean-François Pissard nous invite à le suivre le temps d’une lecture.

Un grand merci à ce dernier, pour nous donner envie de découvrir ou redécouvrir les écrits de Nikolai Gogol.

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Les grains de sable du temps de Morgane Pinon

 

Dans ce recueil de Nouvelles, Morgane Pinon, auteure à la plume délicate et touchante, nous offre une panoplie de personnages aux destins exceptionnels ou pas.

Le récit écrit à la première personne permet de se plonger dans les réflexions intimes de chaque héros ou « grain de sable ». De mieux ressentir leurs doutes et émotions. Leurs déceptions aussi.

Je me suis régalée à essayer de deviner à chaque fois quel individu était caché derrière l’anecdote racontée. J’en ai deviné quelques-uns mais certains m’ont étonné, car j’ai découvert la clé de voûte de certains destins qui, si les choses avaient tourné autrement, aurait pu changer l’Histoire…

Ce texte est aussi un moyen de réfléchir sur le pourquoi du comment. Il suffit parfois d’un élément, d’une rencontre, d’un refus pour que bascule une vie. Prendre tel ou tel chemin peut nous mener à la réussite, à l’affirmation de soi, au bonheur tranquille ou bien au pire des scénarios.

Le titre est très bien choisi, car en effet nous ne sommes que des grains de sables dans l’univers. Certains laissent leur empreinte en bien ou en mal, d’autres sont rejetés à la mer. De nos choix dépendront l’avenir d’autres que nous. Une belle matière à réflexion.

Personnellement, lire les ouvrages de Morgane Pinon est un plaisir, car ils sont toujours empreints de cette même sensibilité. D’ailleurs, je trouve qu’elle porte bien son prénom. Une petite fée de l’écriture…

 

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Âmes en sursis de Laurence Lopez Hodiesne

Bonjour à tous

En attendant la sortie de mon roman chez Ikor Editions, je vous propose de découvrir mon nouveau Recueil de Nouvelles : Âmes en sursis

L’hiver est la saison idéale pour parcourir les chemins de l’étrange, mais en restant au chaud.

Mes héroïnes vous guideront pas à pas pour une promenade irréelle…

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Divagations de Caroline Plouffe

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Ce que je demande à un livre, c’est de me faire voyager, de me transporter dans des univers différents, mais aussi de me faire frissonner parfois. Divagations est un recueil de nouvelles qui, toutes, ont ce pouvoir.

Retour au début du vingtième siècle, où la femme n’avait pas son mot à dire, voyage paranormale initiatique, virus mystérieux, télépathie étrange, auteure en manque d’attention, etc… Il y en a pour tous les goûts et pour ceux qui n’ont pas peur du noir. Car selon les histoires, l’angoisse monte crescendo, ne laissant aucun répit et soudain, le final explosif vous laisse pantelant.

L’auteure, Caroline Plouffe manie à la perfection l’art du suspens, dans un style impeccable. Elle aime jouer avec nos nerfs, nous plonger dans la noirceur d’une âme ou nous balader dans une autre dimension. La psychologie des personnages est bien décrite, l’atmosphère où ils évoluent délicieusement oppressante.

Bref, ces petites histoires se savourent ou se lisent d’une traite jusqu’au bout de la nuit… ou en plein jour si l’obscurité vous effraie 😉

 

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Mariage à demi de Robert Dorazi

mariage a demi

 

Je connaissais l’auteur de romans pour la jeunesse, mais pour ce qui est de « Mariage à demi », je me demande si ce ne serait pas une certaine « Sarah » qui l’aurait écrit…

Avec « Mariage à demi », Robert Dorazi nous entraîne dans les fins fonds de la double personnalité. Le héros, Manu Fretin, se bat avec son autre féminin et croyez-moi, ce n’est pas une mince affaire, car la dame est jalouse. Si lui est un fervent admirateur et consommateur de la gent féminine, Sarah, pas vraiment.

Désopilant est le mot me venant à l’esprit pour parler de ce livre. Car de situations pour le moins cocasses en dialogues hilarants, on navigue à vue dans un univers pour le moins singulier.

L’homme a un côté macho, certes, mais un autre carrément candide. Il lui faudra du temps pour comprendre la situation. En même temps, pas facile d’admettre que l’on est pas seul dans sa tête. Et que l’on ne dispose pas de son corps à sa guise non plus. Son langage est parfois terriblement fleuri, mais son analyse des femmes, par moments, perspicace. Ou bien, carrément misogyne. Le combat féminin-masculin en une seule personne.

Carrément drôle, le combat de Manu Fretin contre l’administration pour pouvoir se marier. Bon, il est vrai que c’est un mariage du genre inédit.

On ne s’ennuie pas une seconde dans ce roman, et à chaque chapitre, on se demande ce qu’il va bien pouvoir arriver à ce pauvre homme. Une sorte de thriller humoristique au style vif et trépidant.

Ce qui est certain, c’est qu’après la lecture de cette histoire, si une petite absence nous vient, on risque de se poser quelques questions…

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Je t’aime Dieu non plus de Jean-François Pissard

 

L’homme de Dieu est un être humain fait de chair, de sang et… de sentiments. Pourquoi ne pourrait-il pas aimer une autre personne tout en restant au service de la religion ? C’est la grande question de ce roman.

C’est l’histoire d’un amour fou, impossible, contraire aux principes imposés à celui qui voue sa vie à l’Eglise. Mais le cœur peut-il se contraindre si facilement ? Aimer Dieu et une femme est-il si répréhensible ? Les pasteurs, eux, arrivent à concilier les deux sans renier leur foi. Mais les prêtres, non ! Pourtant leur devoir est le même ! Leur but, prêcher la bonne parole à ses ouailles, ne souffrirait probablement pas de cette situation et certaines dérives n’auraient plus lieu d’être.

Michel est un personnage attachant, touchant dans ses interrogations, ses doutes. On le suit pas à pas dans cette lutte implacable. D’autres protagonistes sont tout aussi émouvants et forts en sentiments.

L’auteur avec force et douceur nous conte une belle histoire, de celle qui invite à la réflexion. Spiritualité rime avec dualité. Celle de tout homme.

Mais là n’est pas le seul barrage à cet amour d’un homme pour une femme. Car cette dernière est mariée. Certes, Lydie n’est pas heureuse dans son couple, mais elle est quand même unie devant Dieu.

Voilà un beau roman à découvrir, traitant d’un sujet peu courant, servi par une très belle plume.

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Araldus de David Pascaud

araldus

 

Araldus est un petit seigneur du Moyen Âge. Un personnage obscur ayant vraiment existé, possible fondateur de Châtellerault, une commune dans le département de la Vienne.

Du haut de son castrum construit en bois, loin du faste d’autres châteaux, le vassal règne sur ses terres avec une poigne de fer, mais un grand sens de l’équité.

La différence avec d’autres romans historiques, c’est la plongée en apnée dans le cerveau du héros. Ce dernier, que l’on suit tout au long de sa vie, est proche d’un homme de notre temps. Il est loin d’être le rustre que l’on s’imagine. Ses doutes, ses espoirs, son humanité sont touchants, authentiques.

Bien que des siècles nous séparent, on retrouve les mêmes incertitudes, désirs, inhérents à l’homme.  Des désillusions, mais aussi des joies dans un monde où tout est hiérarchisé. Où s’élever est parfois possible pour le fils illégitime d’un noble, à la force du poignet, au prix de luttes incessantes.

Pourtant, il n’est guère facile d’évoluer dans une société sans  concessions, rude, où les conditions de vie particulièrement difficiles n’invitent pas à la tendresse. La vie d’un homme se joue parfois à peu de choses. Mais notre héros a pourtant des émotions vraies, des amitiés réelles. Devant nos yeux se déroule le film d’une existence, comme sur grand écran.

L’auteur, David Pascaud, manie la précision historique, dans le langage, dans les descriptions, avec brio, sans en faire trop, comme ces conteurs d’autrefois.

Alors si, comme moi, vous êtes férus de ces épopées lointaines, n’hésitez pas à monter en selle derrière Araldus, pour une chevauchée inoubliable sur les chemins d’un autre temps.

 

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J’ai loupé le coche de Céline Vay

j'ai loupé le coche

Lire un livre de Céline Vay est à chaque fois une aventure extraordinaire. Sa plume alerte, parfois déroutante nous entraîne sur des chemins sinueux, à la rencontre d’âmes torturées.

Gaby est auteur. Comme son imagination lui fait défaut, il raconte la vie de ses voisines. C’est un homme tourmenté, luttant avec l’autre partie de lui-même, celle qui est féminine. En proie aux affres du quotidien, il survit dans un monde sans concession.

Gaby manie l’humour avec virtuosité, de façon caustique, jouant de l’autodérision comme d’une arme. Il pourrait être le voisin que l’on croise au supermarché du coin sans se douter une seconde du tsunami mental qui, souvent, l’emporte au-delà de sa propre personne.

C’est une plongée dans un esprit masculin, complexe, dominé parfois par sa libido, dont la concrétisation n’apporte qu’une paix relative. Dans les réminiscences de l’enfance, dans un corps ami ou ennemi selon les moments.

Mais c’est aussi une description de la vie de femmes, les voisines, luttant pour élever leurs enfants, pour garder un emploi. En proie à un système les broyant peu à peu, condamnant leurs illusions. Une analyse concrète de notre temps. Un hymne à la solitude, à cette illusoire pensée que derrière l’écran, il y a la vie.

« J’ai loupé le coche » est un récit jubilatoire et sérieux à la fois, extravagant parfois, un mélange de saveurs différentes, une envolée de mots, servis par une belle plume.

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La meute de Chânais, tome 1, Aymeric- la malédiction de Ysaline Fearfaol

la meute de chanais

 

Enfin une histoire de loups garous se déroulant dans notre pays. Et des plus sexy, ce qui ne gâche rien.  D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement, si nous voulons rêver un peu ?

Ysaline Fearfaol, chroniqueuse des De Chânais, une famille très ancienne et pour le moins différente, nous relate l’histoire d’Aymeric, un beau jeune homme ténébreux. Il va rencontrer une demoiselle, Yseult, dont la vie amoureuse jusque-là, s’est réduite à un échec au goût d’amertume. Pour cette dernière, tomber amoureuse d’un beau gosse n’est pas dans ses projets immédiats, vu ce qu’elle a subi. Pour lui, un passé plus que douloureux le suit, depuis fort longtemps, exacerbant son côté sombre.

Mêlant le fantastique à la romance, l’histoire nous emmène le long de la côte atlantique, dans un village mystérieux, un peu hors du temps, dominé par un château ancestral.  Des scènes très croustillantes parsèment le roman, qui s’adresse plutôt aux jeunes, ou moins jeunes, adultes.

Beaucoup de rebondissements, magie, malédiction, vengeance, sensualité, se mélangent pour un cocktail détonnant. Chaque personnage est bien décrit, cachant des blessures secrètes qu’il nous tarde de découvrir, pour certains dans les tomes suivants, à priori.

Evidemment, à la fin, une seule envie reste, celle de lire la suite justement, de continuer à suivre « La meute de Chânais » pour qu’elle nous emmène sur le chemin d’un pays chimérique, où vivent des personnages dont les intentions ne sont pas tendres envers nos charmants héros.

Âmes esseulées ou pas, ne surtout pas s’abstenir…

 

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Nous, les autoédités…

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Auteurs en mal de reconnaissance pour certains, trahison, catastrophe de la part du salon du livre de Paris selon Monsieur Augustin Trapenard, les autoédités, dont je fais partie, en entendent des vertes et des pas mûres. Amélie Antoine a d’ailleurs écrit une très belle lettre adressée à ce journaliste aigri. Vous pouvez la découvrir ici si ce n’est déjà fait.

Je ne tenais pas à mettre mon grain de sel, mais mon sang chaud de fille du Sud s’est mué en un gros bouillon cette semaine et j’ai eu envie moi aussi d‘ouvrir les vannes avant que l’amertume ne me consume.

Tous les autoédités ne sont pas ces pauvres êtres voulant à tout prix voir leur prose publiée et peu importe le contenant pourvu qu’on est l’ivresse.

Dans mon cas, mon roman paru sur Amazon avait passé le cap d’une éditrice, mais peu avant sa publication, sa maison d’édition fit faillite. Car la loi de la jungle est impitoyable dans le milieu littéraire et si beaucoup n’aiment pas les autoédités, ceux qui ont pignon sur rue abhorrent les petites maisons d’éditions. Pour qui se prennent-elles ces moins que rien à vouloir une toute petite part du gâteau plein de crème littéraire. Même si quelquefois, la crème ne réussit guère à masquer la génoise ratée en-dessous…

Bref, il ne me restait que quelques options, soit me cacher dans le terrier d’un lapin, mais j’ai eu peur de rester coincée, soit pleurer toutes les larmes de mon corps, mais pas certain que mon assurance prenne en charge le dégât des eaux. Ou bien… publier sur Amazon.

Le choix fut vite fait, enfin presque. Je décidais donc de donner une nouvelle vie à mes personnages hurlant de désespoir dans leurs pages manuscrites. Tout d’abord, une petite nouvelle me permit de tâter le terrain (virtuellement parlant) et ô bonne surprise, fût bien accueillie. Alors je jetais mon roman dans la fosse aux lions et ô, à nouveau good surprise, il rencontra son petit public. Depuis il s’en vend quelques-uns presque tous les jours. Je ne suis pas certaine que petite auteure inconnue dans une grande maison d’édition, j’en aurais fait autant. Des gens que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam, ni même de Brad Pitt (dommage) vont liker ma page auteur. Alors oui, je suis reconnaissante à mes lecteurs. Oui, je suis heureuse du tout petit succès de mon livre.

Des auteurs autoédités j’en ai interviewé sur mon blog, Caroline Plouffe, Patrick Ferrer, Charlie Bregman, Chris Simon, Robert Dorazi, Catherine Lang , Sandra Ganneval, etc… car je voulais leur donner la parole, leur permettre d’exprimer leur ressenti.  Tous sont de belles personnes méritant d’être connues. Leurs écrits m’ont conquise, certains plus que d’autres et je n’hésiterai pas à lire leurs prochaines œuvres. D’ailleurs quelques-uns rencontrent un succès bien mérité et sont happés par des éditeurs célèbres tels Alice Quinn (Comme il est bon de butiner dans le vivier des autoédités !) Ces auteurs-là  donneront donc du travail à l’imprimeur ou le libraire… ce que l’on nous reproche de ne pas faire apparemment.

Il est vrai qu’il y a des livres au français et à l’orthographe déplorables, à la mise en page désolante et ceux-là portent préjudice aux auteurs s’efforçant de proposer le meilleur en termes de présentation d’ebooks. Mais ce n’est pas l’apanage de l’autoédition que diable ! Certains font appel à des correcteurs ou passent eux-mêmes des heures à peaufiner leur texte. Dans beaucoup d’autres domaines aussi, on peut séparer le bon grain de l’ivraie. Lisant énormément de livres traditionnels, il m’est arrivé de tomber sur des perles…mais pas toujours de culture, loin s’en faut.  On commercialise bien des biographies de personnes célèbres d’une vingtaine d’années (hic !) alors de grâce laissez nous vendre nos ebooks à qui veut bien les acheter. Nous ne représentons qu’une toute petite part du marché (pour le moment) laissez-nous là. Il y a assez de place pour tout le monde. De plus, la littérature coûte chère, j’en sais quelque chose, et si le faible prix de nos livres permet à des gens n’ayant pas forcément les moyens de pouvoir s’offrir un peu de lecture, je ne vois pas en quoi cela est catastrophique…

Écrire n’a de réelle utilité que si l’on nous lit, si nos personnages prennent vie dans l’esprit de nos lecteurs, alors si une pétition n’est pas lancée contre nous sur Internet pour nous intimer de cesser d’écrire à tout jamais, c’est peut-être que certains arrivent à s’évader, pour un petit moment, de ce monde de brutes grâce à nos écrits. Deux siècles auparavant, nous aurions pu être conteurs, aujourd’hui nous sommes des autoédités…

L’un de mes romans, non publié sur Amazon, sera bientôt édité par une petite maison d’édition, mais une chose est certaine, je continuerai quoiqu’il se passe à publier mes propres ebooks !

Pour finir, je reprends pour nous la devise des scouts :

Autoédités un jour, Autoédités toujours…